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  1. Carte interactive de Montpellier à vélo
  2. Montpellier ville cyclable...
  3. Peut-on y faire du vélo ?
  4. La carte du réseau cyclable
  5. Le réseau cyclable départemental

Carte interactive de Montpellier à vélo

Image extraite de la carte Cliquez ici pour accéder à la carte interactive:
http://jean-michel.helary.perso.sfr.fr/test_carte.html

En utilisant les données cartographiques libres d'OpenStreetMap (et en les complétant au besoin), Jean-Michel, militant de Vélocité Languedoc, a réalisé cette carte interactive qui mentionne les itinéraires cyclables, qui est encore en version «test».

C'est un outil intéressant pour tout cycliste cherchant un itinéraire pour aller d'un point à l'autre, ainsi bien sûr que pour les cyclistes militants.

La carte peut être corrigée, mise à jour, ou complétée, de manière collaborative sur OpenStreetMap, un peu à la manière de Wikipédia, mais en sachant que dessiner une carte est bien sûr une activité beaucoup plus technique que rédiger un article.

Historique de la carte interactive et tentatives passées

Pour association militante comme Vélocité, enregistrer la localisation et l'état des itinéraires cyclables est essentiel.

D'abord, il faut connaître le terrain: à force de circuler, on finit par connaître à peu près toute la ville. Mais comment partager l'information?

Une carte papier annotées avec différentes couleurs est un outil simple et efficace... si on est à côté de la carte!

En 2006, Simon, étudiant en géographie et adhérent de Vélocité, s'est lancé dans une aventure: il a numérisé tout le réseau de voirie de la commune de Montpellier, dans un logiciel géographique (Miramon). Pour l'étape suivante, consistant à renseigner les informations de chaque segment (nombre de voies, niveau de confort ou de risque pour la circulation cycliste, etc...), un appel a été lancé. Il n'a guère eu de succès, il s'agissait d'un travail ardu pour une récompense incertaine (la base de données devant être lue avec le logiciel géographique).

Quelque temps plus tard, Michel, webmestre et secrétaire de Vélocité, s'est penché sur l'accès à ces données par le web, grâce aux progrès des navigateurs (standardisation du Javascript et du HTML dynamique). Assez rapidement, un outil interactif de visualisation a été en place, et a permis de visualiser la carte de Simon (un réseau de voirie, resté sans information utile aux cyclistes), ou celle de Google Maps (après avoir estimé que la copie des images Google Maps pour une utilisation non commerciale ne semblait pas interdite, à cette date du moins).
Ensuite, Michel a ajouté des outils permettant de positionner des points d'intérêts sur la carte, en indiquant les coordonnées, l'icône à afficher, le texte descriptif, et le cas échéant la page web donnant une information plus complète. Un mode d'emploi permettait à chacun de contribuer, même si c'était au final le webmestre qui devait fusionner les informations (essentiellement, en concaténant le tableau Excel des points ajoutés par le contributeur avec le tableau Excel principal). Cette carte est encore visible à cette adresse:  http://velolang.free.fr/sig/. L'affichage d'itinéraires, prévu dès le départ, n'a jamais été implémenté, en raison de la difficulté technique.

L'arrivée du projet OpenStreetMap a révolutionné la donne. Le choix n'était plus entre un outil efficace et facile à utiliser (Google Maps), avec le risque qu'un beau jour il ne soit plus utilisable pour une raison ou une autre, et des outils développés par des amateurs, et donc toujours limités en performances malgré une grande quantité de travail bénévole. Car d'un seul coup, c'est toute une communauté qui se crée, et toute une série de logiciels géographiques. Les bénévoles n'ont donc «plus qu'à» combiner et configurer les différents logiciels (un gros travail, en réalité), et à enrichir la carte OpenStreetMap, avec la satisfaction de savoir que ce travail sera certainement utile à long terme. Les tentatives plus artisanales sont donc devenues obsolètes.

Jean-Michel, jeune retraité et nouveau Montpelliérain, a ainsi pu nouer des contacts avec d'autres personnes impliquées dans OpenStreetMap, et aboutir à une carte très intéressante, et promise à de futures améliorations.

Montpellier ville cyclable...

Nous nous efforçons d'évaluer régulièrement les différents aménagements cyclables, et communiquons nos sentiments à la mairie.

Peut-on y faire du vélo ?

Globalement plate. Climat approprié. Diamètre raisonnable. Qu'est-ce qui manque pour faire de Montpellier une ville cyclable ? De l'urbanisme pro-vélo. Nous avons quelques pistes et bandes cyclables, mais jusqu'à présent ils sont aménagés timidement "là où c'est possible" c'est-à-dire là où ça ne gêne pas les voitures. D'où des discontinuités généralisées, avec des coupures justement là où un aménagement serait indispensable à cause d'une circulation importante.

Le vélo faisant partie des domaines encore considérés comme pittoresques par les élus et les techniciens (qui manquent d'ailleurs d'expérience en la matière), au même titre d'ailleurs que d'autres questions classées "écolos", la politique suivie n'est pas pragmatique. Au lieu de trouver la façon la plus simple d'organiser la circulation à vélo, on navigue dans les effets d'annonces: "regardez cette superbe piste", quand le carrefour à l'extrémité est infranchissable. Et on se réfugie derrière des questions de compétences: "à partir de là, ce n'est plus nous", la piste s'arrête en passant de Montpellier à Castelnau-le-Lez, ou bien quand on passe de la route départementale à la voirie municipale de Montpellier. Pourtant, quand il s'agit des voitures, ce genre de situations n'arrive pas: même à Montpellier, les 4-voies départementales ne débouchent pas sur des impasses municipales (l'exemple de l'avenue de la Mer étant un cas historique à part!). La raison: pour les voitures, tout le monde part de l'idée qu'il faut absolument trouver une solution, coûte que coûte. Alors que pour le vélo, si ce n'est pas réalisable immédiatement, à faible coût, sans avoir à contacter d'autres collectivités locales, on décide que c'est impossible.

Question de priorité, vous disiez?

Un exemple concret: tout le monde peut avoir besoin de contourner Montpellier. En voiture, on utilise la 2x2 voies formée des avenues Paul Rimbaud-Henri Marès-Voie Domitienne-Sabatier d'Espeyran-Docteur Pezet-Justice de Castelnau. À vélo, on hésite, car il n'y a pas d'autre itinéraire (et la coupure créée par l'avenue "de la Liberté", interdite aux piétons et impraticable à vélo, aggrave encore la situation). Beaucoup de cyclistes y passent quand même, mais plus encore ont renoncé au vélo vus les risques. Malgré les promesses répétées (en public) de Georges Frêche en 1999, devant la détermination évidente des cyclistes, de créer des pistes cyclables sur l'avenue de la Justice de Castelnau, rien n'a jamais été fait. Car les trottoirs ayant déjà disparu ou pratiquement, il n'est pas possible de créer un itinéraire cyclable sans supprimer une file de voitures. On peut donc le dire clairement: Montpellier ne pourra pas se prétendre ville cyclable tant que la Voie Domitienne (et compagnie) ne seront pas dotées d'itinéraires cyclables.

Et l'on pourrait siter bien d'autres exemples, comme la liaison de Montpellier à Saint-Jean-de-Védas, actuellement embouteillée: impossible d'y aller à vélo à moins d'être soit kamikaze (route directe), soit géomètre doté d'une carte d'état-major (deux itinéraires tortueux existent, l'un au sud doit bientôt disparaître pour cause de passage à 4 voies, l'autre au nord est laissé en délabrement, peut-être avec l'idée que le tramway occupe le terrain). Pour les milliers de personnes qui font le trajet quotidiennement, si le bus n'est pas possible pour raison (probable) d'horaires ou d'itinéraire, la seule solution restante est... la bagnole.

Exception notable, la rue Saint-Jaumes, qui longe le jardin des Plantes, descendant du boulevad Henri IV jusqu'à Père Soulas, était une 2 voies dont la voie descendante était un couloir bus. Un vrai itinéraire cyclable de l'Arc de Triomphe vers Philippidès a été créé, certes un peu difficile à trouver (un panneau indicateur au Peyrou serait d'une laideur intolérable, selon les Monuments Historiques qui acceptent trois voies de circulation difficilement franchies par un passage clouté), mais pratique, utile, et qui témoigne d'un réel effort d'imagination. Dommage que le budget toujours limité pour les pistes cyclables ait obligé à transformer l'ex-couloir de bus en piste bidirectionnelle alors qu'il serait plus agréable d'avoir une piste cyclable de chaque côté, mais l'essentiel est là.

La carte du réseau cyclable

Le 22 septembre 2002 (à l'occasion de la journée sans voitures), nous avons découvert une carte du réseau cyclable élaborée par la ville de Montpellier. La voici ci-dessous, en patchwork: le centre a été zoomé dans un coin, et la légende a été compactée et incluse dans un autre coin. Mais rien n'est inventé, bien évidemment.

Que remarque-t-on? Que le réseau semble aujourd'hui réellement maillé, sans grosse discontinuité. Même la rue Saint-Louis apparaît en vert! Pourtant il n'y a pas de piste cyclable, et la mairie semble hostile à rendre cette rue plus humaine. Alors??? Eh bien consultez la légende: le vert signifie "liaison structurante du réseau cyclable", c'est-à-dire qu'à vélo on est bien obligé de passer par là; cependant aucun aménagement cyclable n'y est indiqué, ni même en projet: c'est tout simplement structurant. Et on pourrait dire la même chose du carrefour de la Lyre, autre point structurant, bien qu'on y risque la mort si on s'y aventure à vélo!

Autre remarque: des axes "structurants" qui ne sont pourtant pas ceux pas où passe naturellement un cycliste: quel cycliste aller du centre à La Paillade en passant par l'avenue de la Liberté? Les cyclistes empruntent presque tous la route de Lodève, axe non structurant selon la mairie (et la présence du lycée Mas-de-Tesse, à un endroit où la bande cyclable est interrompue, n'y changera rien...)

Grand plan du réseau cyclable
        de Montpellier (élaboré par la mairie)

Le réseau cyclable départemental

Dans le département: le Conseil Général de l'Hérault construit et entretient un réseau cyclable le long de routes départementales et autour des collèges (qui sont gérés par le département). Notons, entre autres exemples, l'accès de Montpellier à la mer (en attente d'amélioration annoncée pour 2007), le collège de Jacou (montré en exemple au niveau national tant sont y nombreux les collégiens cyclistes), et le «réseau vert» (pistes de VTT dans l'arrière-pays). Une plaquette éditée en juillet 2006 décrit tout ceci, cliquez ici pour la télécharger (PDF, 1.6Mo).

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