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Dépêches de l'année 2007 :

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haut Vélos et autopartage: TAM propose une alternative totale à la voiture

Après les autobus urbains et les tramways, c'est maintenant une alternative complète à la possession d'une voiture individuelle que propose la TAM (Transports de l'Agglomération de Montpellier: société des autobus, gérée par le groupe Transdev). En effet, on voit successivement l'arrivée de:
Il est logique qu'une société de transports en commun s'intéresse aux autres alternatives à la voiture particulière. Mais on peut se réjouir que ce soit effectivement le cas à Montpellier, car il y a bien d'autres villes où ce n'est pas le cas. Citons par exemple Grenoble, où depuis que la SEMITAG (également gérée par le groupe Transdev) a récupéré la responsabilité de la Vélostation située à la gare, celle-ci fonctionne de moins en moins bien. C'est que le vélo est perçu uniquement comme un concurrent: celui qui utilise le vélo pour aller à la gare est certainement un client de la SNCF mais pas un client du tramway, ou du moins pas un client quotidien.

Autopartage

L'autopartage est géré par une petite société locale créée pour l'occasion, Modulauto: http://www.modulauto.net/

Cependant, un tel système peut difficilement démarrer sans aucune aide publique. Modulauto a donc bénéficié de subventions publiques (ADEME, Région) et de facilités de stationnement (parkings souterrains appartenant à la ville de Montpellier).

Et c'est maintenant l'agglomération de Montpellier qui, via la TAM, apporte son soutien, en permettant la création d'un abonnement couplé transports en commun + autopartage, pour un tarif avantageux: 30 €/mois (360 €/an) pour l'abonnement combiné TAM + Modulauto, soit une réduction de 25% par rapport à des abonnements séparés. L'utilisation d'une voiture se paye ensuite 2€ de l'heure + 0.33€ par kilomètre, essence comprise.

Location de vélos

La TAM va lancer, à partir de juillet 2007, un système de location de vélos baptisé Vélomagg'.
Le démarrage va être progressif, avec 300 vélos au départ, jusqu'à 1000 vélos en 2008.

En soi, ce n'est pas surprenant, la location de vélos par bornes automatisées est à la mode depuis le lancement de «Vélo'V» (géré par l'afficheur JC.Decaux) à Lyon en 2005. Curieusement, le système existait depuis 1998 à Rennes, géré par Clear Channel (afficheur concurrent de JC.Decaux), mais n'avait pas attiré l'attention des médias. Depuis le démarrage et le succès fulgurant de Vélo'V, toutes les villes françaises veulent avoir la même chose. Ainsi, Paris va lancer en 2007 un système équivalent, également géré par JC.Decaux.

Cependant, ces contrats dans lesquels des afficheurs installent des vélos en location en échange de l'autorisation de planter des panneaux publicitaires dans les rues posent plusieurs problèmes:
Les débuts ont été difficiles, avec deux appels d'offres infructueux. Au départ, le groupe Transdev proposait un système de location de vélos sans borne d'accueil, avec blocage et déblocage par un système de paiement par carte de crédit validé par un échange de SMS sur téléphone portable (système «Call a bike», existe en Allemagne, géré par la DB). C'était très contraignant et très coûteux pour tout le monde. Le système a été abandonné.

Le système retenu à Montpellier est donc une création originale mais assez cohérente, avec les caractéristiques suivantes:
Bonne chance donc à Vélomagg'! C'est assurément un progrès par rapport à Tam-Vélo, service qui existe depuis longtemps et n'a pas démérité et qui est de plus en plus utilisé, mais qui reste trop peu flexible pour un usage quotidien. D'ailleurs, Tam-Vélo ne disparaît pas: plus exactement, il est repris par Vélomagg'.

Notons au passage que c'est à peu près la première action de l'agglomération de Montpellier en faveur du vélo. En effet, les pistes cyclables sont globalement de la responsabilité de la mairie, à part celles construites le long des lignes de tramway mais qui ne sont pas toutes de grandes réussites. Quant à Tam-Vélo, il était géré par la TAM mais pour le compte de la mairie de Montpellier. Bravo donc, et que cela continue!


haut Bonne nouvelle: les couloirs de bus sont autorisés aux vélos! Et aussi: encore une vélorution

Depuis quelques jours, la mairie a fait ce que nous réclamions depuis plus de 10 ans: la plupart des couloirs de bus ont été autorisés officiellement aux vélos. Nous avons eu la surprise de découvrir, sous les panneaux bleux ronds «autobus», un pannonceau rectangulaire «vélo».

Certes, depuis longtemps les cyclistes passaient déjà par les couloirs de bus, sans être inquiétés par la police, mais cette situation où tout le monde est en infraction n'était pas satisfaisante. Certaines personnes de la TAM espéraient que cette insécurité juridique inciterait les cyclistes à moins se sentir chez eux et à être plus prudents. Il semble donc que cette analyse n'est plus d'actualité.

Depuis l'arrivée du tramway, les couloirs de bus ne sont plus très nombreux, mais il en reste quelques-uns. Sont donc maintenant officiellement autorisés:
  - le cours Gambetta (voir photo =>)
  - l'avenue de Lodève dans le sens descendant

Le Jeu de Paume (sens montant) est plus problématique: le couloir de bus à contre-sens étant assez étroit, un vélo est gênant s'il ne roule pas aussi vite que les bus. Là, aucun pannonceau «vélo» n'a été mis sous les panneaux «autobus». Mais comme il n'y a pas le moindre panneau «autobus» sur ce couloir de bus, on reste dans le flou.

Samedi 3 février 2007, c'était également jour de vélorution, avec un groupe plus restreint que d'habitude (pas ou peu d'étudiants, sans doute dans les partiels). Même la police et les RG nous avaient snobbés.

L'absence de la police a créé une certaine inquiétude à un moment, sur le boulevard Clémenceau, où un automobiliste énervé a tenté de passer en force, avant d'être heureusement bloqué par d'autres voitures.

Le départ de la Comédie s'est fait en direction de la gare, puis nous avions pour objectif de suivre à peu près la ligne 2 du tramway jusqu'au Mas-Drevon.



Contrairement au tracé prévu, la tête de la vélorution a suivi les rails entre la gare SNCF et la gare routière. Mauvais choix, car l'endroit est peu voyant, et un tramway a été gêné.


Avenue de Maurin, un vélo peut passer sans trop de problème (une manif, moins facilement). Cependant, au niveau des stations, c'est parfois moins pratique: faut-il rouler sur les rails ou bien sur les quais?


Retour du Mas-Drevon par l'avenue de Toulouse (photo) et le boulevard Clémenceau, dans une cohabitation un peu délicate avec les automobiles.


Fin du parcours à la Comédie.
Un repos bien mérité: essai du siège d'un tricycle malheureusement un peu trop grand.



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