Accueil  Objectifs  Actualité  Agenda  Journal  Contact  Liens  Montpellier

Dépêches de l'année 2002 :

Cliquez ici pour revenir à la liste de toutes les dépêches

haut Assemblée Générale de l'association (compte-rendu)

(compte-rendu de JF.Vilarem)

Rapport financier

Le rapport financier est présenté par le trésorier Jean-François Vilarem. En  résumé, 165 adhérents (à comparer aux 148 adhérents de l'année précédente). Sur ces 165 adhérents, 59 sont à jour de leur cotisation.

Les dépenses sont constituées de: adhésion à la FUB, assurance de l'association auprès de la MAIF, achat de livrets/fascicules/tracts distribués lors de différentes manifestations, timbres et les photocopies de bulletins, tracts et affiches.

Un bulletin qui compte 6 pages coûte 0.6 Eu (timbre compris) et un bulletin de 8 pages coûte 0.8 Eu (timbre à 0.53 Eu au lieu de 0.41 Eu).

Nous avons actuellement en caisse 825 Eu. À la même époque, nous disposions de 705 Eu en 2001 et 671 Eu en 1999. Donc nos cotisations, ainsi que des donations de nos membres suffisent à couvrir notre train de vie.

Nous n'avons pas demandé de subventions à la Mairie. Notre indépendance reste totale, et tant que les finances vont bien...

Le rapport financier est adopté à l'unanimité.

Rapport moral

Le « rapport moral » de la présidente Chantal Debain dresse un portrait de l'activité de notre association pour cette année:

Renouvellement du Conseil d'Administration

Conformément aux statuts, le Conseil d'Administration est renouvelé par moitié:

Sortants: P. Faizandié (élue pour un mandat d'un an en 2001), C. Farcy, L. Nourigat et J.F. Vilarem.

Pour compléter les 4 membres sortants, sont élus à l'unanimité des présents, et pour un mandat de 2 ans: C. Farcy, L. Nourigat, J.L. Valat, J.F. Vilarem.

Le Conseil d'Administration est donc actuellement composé de:  C. Debain, G. Daurat, C. Farcy, M. Julier, J. Lafontaine, L. Nourigat, J.L. Valat et J.F. Vilarem.

Renouvellement du bureau par le conseil d'administration

Le Conseil d'Administration nouvellement formé se réunit pour élire les représentants de l'Association.

À l'unanimité des présents, sont élus:



haut Vélocité entame ses nouvelles activités mensuelles: permanence et ballade

Nous l'avions décidé: désormais on pourra retrouver l'association Vélocité à dates et heures fixes, chaque mois. Ceci permettant à n'importe qui, même ayant des relations assez laches avec l'association, de nous retrouver. Et la nouveauté, est une présence militante sur le terrain, en-dehors de toute manifestation ponctuelle: en plus de notre réunion mensuelle (le 2e vendredi du mois à 18h, au local de l'association des Beaux-Arts, 12 esplanade de la Musique: mais attention, AG le 15/11 et pas de réunion le 8/11), nous assurons maintenant chaque dernier samedi du mois: Notre premier rendez-vous "périodique" sur le terrain a été le samedi 26 octobre 2002. Pour la permanence, nous avons profité d'un bon espace sur la Comédie grâce à aux barrières de chantier présentes. Difficile de nous rater, entre la banderole, les gilets fluorescents de la FUBicy, les vélos entassés, et la présidente portant un panneau "S'il crée des pistes, je soutiens-georges". Cette permanence nous a permis de rencontrer quelques personnes, et ne nous a pas laissé le temps de nous ennuyer: 1h30 au soleil, c'est vite passé!

Ensuite, un petit tour pour découvrir et faire découvrir de toutes nouvelles pistes cyclables: la piste du Faubourg St-Jaumes récemment protégée par un muret et la façon de l'atteindre depuis l'arc de triomphe en suivant un discret balisage au sol, une nouvelle piste bidirectionnelle rue du Pr Grasset devant la gendarmerie (le faible trafic ne justifie pas une piste, par contre elle permet de remonter un sens qui était interdit), une intéressante piste bidirectionnelle sur l'avenue Charles-Flahaut entre Philippidès et le Fbg St-Jaumes (protégée par un muret, cette piste rend la rue à sens unique pour les voitures). Nous continuons ensuite par le tramway (balisage moyen) jusqu'à Albert-1er, où quelques acrobaties sont nécessaires pour retrouver la nouvelle piste bidirectionnelle du Verdanson, qui nous permet d'emprunter le Verdanson en sens inverse avec un grand plaisir. Au Corum, les manoeuvres pour rejoindre la piste des Aubes sont bien peu pratiques (feux rouges pénibles, surtout pour un groupe), puis nous suivons l'axe partagé qui balise le chemin jusqu'à la piste des deux-moulins, au bord du Lez. Hélas, la mairie souhaite que cette piste deviennent la voie de la ligne 2 du tramway (nous désapprouvons ce choix en suivant le Collectif Tramway). La piste cyclable serait alors repoussée, empiétant sur des espaces verts et des équipements sportifs scolaires: autant dire qu'on voit déjà les riverains pétitionner contre la piste cyclable pour protéger leurs équipements (à juste titre, d'ailleurs).
Ensuite, nous allons près du pont Zucarelli (où une piste est indiquée sur tous les plans de la mairie, mais franchement aucun de nous ne l'a vue), et découvrons les pistes protégées mais bien trop étroites du chemin de Moularès. Puis nous empruntons la piste cyclable centrale à l'emplacement du marché d'Antigone. Un automobiliste s'y était garé, mais ouf, il se sent réellement en tort. Et pour terminer, nous suivons le balisage officiel pour rejoindre le centre-ville (c'est-à-dire la Comédie: ce n'est pas encore Port-Marianne...): le cheminement est particulièrement stupide, en particulier le rond-point sous le Polygone, mais c'est le seul qui respecte le code de la route! (quand les techniciens seront-ils un peu plus réalistes quand il s'agit du vélo? nous sommes pourtant prêts à les aider, en toute sincérité).


haut Le Club des Villes Cyclables décerne un vélo d'or à la ville de Montpellier

Le Club des Villes Cyclables est une association de municipalités qui a pour vocation d'aider les villes à se doter d'aménagements cyclables. Peu de grandes villes n'y adhèrent pas, car c'est sans aucun engagement (on n'y est pas grondé s'il on n'a fait aucune piste cyclable) et c'est le moyen d'échanger des solutions entre services techniques.

À l'occasion du congrès annuel 2002 de ce club à Chambéry, du 24 au 26 octobre, le concours des "Vélos d'or" était organisé. En tout, 9 récompenses ont été décernées (6 vélos d'or et 3 prix spéciaux). Dans la catégorie "Collectivités locales", il y avait 8 candidats: Montpellier (34), Gif-sur-Yvette (91), Tourcoing (59), Créon (33), Syndicat mixte du pays des chateaux (41), La Croix-St-Ouen (60), La Tronche (38), Nanterre (92). Deux d'entre eux (Montpellier et Créon) ont eu un vélo d'or, et un (le syndicat mixte) a eu un prix spécial. Ce n'est donc pas très loin d'un jeu où "tout le monde repart avec un lot" (et il n'y a pas de "vieux clou rouillé" pour les cancres!), mais le but est surtout d'encourager ceux qui veulent faire des efforts.

Chaque candidat expose sa réalisation, et est donc jugé uniquement là-dessus. La ville de Montpellier exposait la piste cyclable bidirectionnelle construire à la place d'une voie pour voitures sur le Verdanson (soit 1.3km): c'est un peu réducteur pour une politique cyclable, mais c'est la règle du jeu.

Voici un compte-rendu tiré du site www.echosvelo.net, où l'on voit l'adjoint municipal "à l'écomobilité et à la démocratie participative", Mustafa Majdoul (Verts), faire la bise à la dame qui lui remet la récompense (mais a-t-il gagné l'un des vélos mis en jeu?)
 

Prix du vélo d'or
VILLE DE MONTPELLIER
Thème : Sécuriser la pratique du vélo
 
Majdoul-bisous

Une nouvelle piste cyclable sur un axe majeur du centre-ville
La ville a réalisé une piste cyclable bidirectionnelle le long du Quai de Verdanson destinée à améliorer l'accès au centre-ville des cyclistes. Le réseau est ainsi enrichi de 1320 mètres d'itinéraires cyclables en site propre (suppression des voies de circulation et du stationnement). Cette opération s'intègre dans une démarche globale inscrite dans un schéma cohérent de desserte de la ville pour développer et sécuriser la pratique du vélo en ville. 
Contacts :
* Sophie Bienvenu, bureau d'études/Génie urbain - Mairie T. 04 67 34 70 63 - Fax 04 67 34 59 08 - dgu.etudes2@ville-montpellier.fr
* Luc Favier, bureau d'études/Génie urbain - Mairie T. 04 67 34 73 93 - Fax 04 67 34 59 08 - dgu.etudes1@ville-montpellier.fr

Quoi qu'il en soit, il est vrai que depuis quelques mois, une nouvelle vague de pistes cyclables est lancée. Nous ne pouvons que féliciter la mairie de Montpellier pour ce prix et souhaiter que cela l'encourage à réellement transformer Montpellier en une "Strasbourg du sud", selon les mots de Frêche.


haut La rue Saint-Louis est un "axe structurant" du réseau cyclable; aucun aménagement n'y est prévu

Pendant la journée sans voitures, la visite du stand de la mairie sur la Comédie (entre une dizaine de voitures, curieusement exposées ce jour-là, sous prétexte qu'elles sont polluantes autrement) nous fait découvrir le plan du réseau cyclable selon la mairie de Montpellier.

Des rues sont décrétées "axes structurants" du réseau cyclable. Pour beaucoup, il s'agit effectivement de rues que l'on aurait tendance à emprunter à vélo. Même la rue Saint-Louis, autoroute à 2 voies qui ne laisse que des lambeaux de trottoirs pour les nombreux piétons, et que la mairie semble avoir condamnée à devenir une des rocades importante du centre Montpellier (pour laisser la place à la ligne 2 du tram sur le Jeu de Paume? Remarquons que ceci serait tout de même une bonne nouvelle!!!), devient un axe structurant.

Hélas, certains axes structurants sont dangereux sans que la mairie ne pense y faire quoi que ce soit: non non, rassurez-vous, il n'y a toujours pas de piste cyclable sur la rue St-Louis, et aucun aménagement cyclable n'y est prévu. C'est juste structurant parce que vous n'avez pas d'autre possibilité que d'y passer, en serrant les fesses (aux heures creuses) ou en vous faufilant entre les voitures (aux heures de pointes).

Cliquez ici pour afficher la carte seule.

Cliquez ici pour afficher la page "Montpellier" où cette carte est insérée.


haut Le Verdanson équipé d'une piste cyclable protégée! (et autres travaux récents)

Nous avions amèrement déploré l'absence de la moindre initiative en faveur du vélo depuis l'arrivée des Verts en appui à majorité municipale (appui qui a permis à G.Frêche de sauver son fauteuil de maire). Mais voilà qu'apparaissent de nouvelles pistes cyclables, avec un niveau de confort et de protection nouveau pour Montpellier: est-ce le signe d'une nouvelle politique? Peu avant la journée sans voitures (du 22 septembre), qui est souvent l'occasion pour le maire d'inaugurer des pistes cyclables, est-ce le fruit du travail de l'adjoint "à l'écomobilité et à la démocratie participative" (Mustafa Majdoul) et de l'ancienne tête de liste des Verts aux municipales (Jean-Louis Roumègas)?

Un coup d'éclat: le cours du Verdanson

Le cours du Verdanson est depuis des lustres un point noir pour les cyclistes. Jadis, la mairie compatissante y avait dessiné un "axe partagé" censé incité les automobilistes à respecter les cyclistes. C'était totalement inefficace! De plus, la couleur verte était presque invisible la nuit à la lumière des phares, et la peinture rapidement effacée par les pneus des voitures coûtait cher à la ville. Il y a quelques années, cet aménagement a été supprimé. Nous n'avons alors pas pleuré, mais cet axe restait un des gros points noirs de Montpellier.

D'où notre surprise: une file de voitures (celle de gauche dans le sens automobile, bref la rive droite du Verdanson) a été supprimée et remplacée par une piste cyclable bidirectionnelle. Une bordure en béton sépare cette piste bidirectionnelle de la circulation automobile, et là où il n'y avait qu'une unique voie, des bittes rétractables ont été installées pour permettre aux seuls riverains de rejoindre leurs garages en voiture.

Un certain soin a été accordé aux extrémités. Du côté du Corum, ce n'est pas le paradis car le carrefour reste un enfer pour les cyclistes mais des efforts sont à noter. Et du côté de la place Albert-1er (récemment fermée à la circulation automobile), la réalisation semble avoir été pensée puisqu'on arrive réellement sur la place Albert-1er.

Bref, disons-le fort: c'est la première fois à Montpellier qu'un aménagement cyclable de qualité est fait en prenant de la place aux voitures. Il y a de quoi se réjouir de cette nouveauté! En effet, dans le passé, nous avons vu plusieurs type d'aménagements cyclables:
- des bandes cyclables quand la route est "trop" large (mais pas assez pour créer une nouvelle voie); mais la bande disparaît aux rétrécissements, alors qu'au Verdanson, c'est une file de voitures qui disparaît aux endroits plus étroits
- des pistes cyclables sur de l'espace volé aux piétons (nous sommes très défavorables à cela)
- des pistes cyclables sur de l'espace récupéré aux transports en commun (Bd St-Jaumes, sur l'ancien couloir de bus)
- des pistes cyclables là où l'espace n'est pas compté ou dans des zones non constructibles (les bords du Lez).
Malgré l'utilité de certaines de ces pistes, nous savons pertinemment qu'en l'absence d'une volonté politique capable de retirer de l'espace aux voitures, la situation du vélo ne pourra s'améliorer que d'une façon marginale.

On peut cependant exprimer deux regrets: la déviation de la circulation automobile par la rue Serres (derrière l'ancien hôpital St-Charles) s'est accompagnée de la suppression d'une bande cyclable pourtant utile (voir la manifestation du 27/04/2002, lors de laquelle nous n'avions pas compris l'objectif de la mairie de "piétonniser" la place Albert-1er), ce qui prouve à la fois la priorité toujours accordée à la voiture, et l'incompétence des services de génie urbain qui ont réussi à construire un aménagement à la fois inutilement dangereux pour les vélos et totalement incompréhensible pour les automobilistes.

L'autre regret concerne également l'extrémité à la place Albert-1er: pour remonter le boulevard Henri-IV (équipé depuis longtemps d'une piste cyclable sur le large trottoir), on se heurte toujours à un parcours du combattant: le bas de la piste cyclable du Bd Henri-IV est inaccessible, caché derrière un panneau publicitaire et protégé des cyclistes par des barrières métalliques et des trottoirs élevés; pour aller aux Beaux-Arts, ce n'est guère mieux, la seule possibilité est probablement d'emprunter le passage piéton.

Enfin, certains riverains semblent avoir décidé qu'ils pouvaient garer leur voiture sur le trottoir et la moitié de la piste cyclable. Il faudra certainement une bonne dose de persuasion (et plus si affinités) de la part des cyclistes pour qu'ils cessent cette pratique. À part les riverains, les éboueurs de Nicollin ont également besoin d'apprendre à respecter les pistes cyclables: voir ci-dessous!

Piste cyclable du Verdanson avec plein de poubelles dessus

D'autres aménagements?

Rue du Faubourg St-Jaume (en descendant de l'Écusson vers les facs le long du jardin du Jardin des Plantes), une piste cyclable bidirectionnelle a depuis quelques années remplacé un ancien couloir de bus, mais elle était souvent empruntée, y compris à contre-sens, par des automobilistes. Un nouveau séparateur et une série de bornes protègent maintenant cette piste.
    Même si cet aménagement est bien fait, on peut malgré tout craindre qu'il soit rendu inutile si la police (y compris la police municipale, parfaitement compétente en matière de stationnement) s'obstine à ne jamais réprimer le stationnement dangereux. En effet, la présence de portes cochères fait que des voitures peuvent toujours stationner sur la piste, en face des portes cochères: il restera à évaluer la fréquence de cette pratique.
    Un autre détail: alors que la mairie avait balisé un cheminement pour vélos de l'arc de triomphe vers le Fbg St-Jaume, ce cheminement arrive maintenant en plein dans le nouveau séparateur. Toujours ces fameux problèmes aux extrémités...

Des nouveaux séparateurs sont également en construction au début de l'avenue d'Assas. Mais s'agit-il réellement d'un aménagement cyclable? Nous n'en savons rien à ce jour.


haut La Maison de l'Environnement (siège entre autres de Vélo-Cité) fermée par la mairie; toutes les infos en cliquant sur l'adresse suivante: http://www.collectif-mem.fr.st

Depuis plusieurs années, Vélo-Cité est hébergée par la Maison de l'Environnement, propriété de la ville de Montpellier. La Maison de l'Environnement, qui nous fournit une salle pour des réunions, une armoire, une boîte aux lettres et un accueil physique, héberge bien d'autres associations, nettement plus importantes, y compris employant des permanents.

Depuis quelques mois, la Maison de l'Environnement est inaccessible suite à un attentat, visant apparemment la synagogue voisine. Mais voilà que la mairie de Montpellier annonce brutalement la fermeture définitive de la Maison de l'Environnement, ceci juste avant le départ précipité du maire en vacances.

Autant ceci ne devrait pas trop perturber notre fonctionnement, car nous sommes une association qui a toujours évité de se mettre en situation de dépendance de la Mairie, autant les conséquences sont beaucoup plus sérieuses pour les personnes qui y travaillent, et pour l'activité qui s'y fait (en particulier pour la formation et la sensibilisation à l'environnement). Et d'une manière générale, il est incroyable de fermer ce genre d'institution du jour au lendemain, sans avertissement, et sans même pouvoir solliciter une explication (car le maire est en vacances, et à la Mairie de Montpellier personne d'autre que le maire ne sait parler, ou du moins c'est ce qu'il semble).

Voici le communiqué de presse diffusé par la Maison de l'Environnement (11 juillet 2002 à 17h30):

Démocratie de proximité : 50 salariés expulsés.

Etat de choc des salarié(e)s des associations de la Maison de l'Environnement (MEM) Charles Flahault le 11 juillet à 17h15 qui apprennent la fermeture définitive de la MEM, leur lieu de travail depuis plus de 10 ans. Le courrier émanant de la Ville de Montpellier et de la régie des Maisons pour tous stipule "la Maison de l'Environnement sera donc fermée à compter du 15 juillet 2002, aussi nous vous invitons à partir de ce jour à prendre rendez-vous auprès de la Régie des Maison pour Tous au 04 67 13 21 54, afin de fixer une date pour déménager votre matériel et mobilier restant, et ce avant le 31 août 2002".

Cette décision met en péril nos activités professionnelles locales, régionales, nationales et internationales. Elles sont reconnues d'intérêt général: sensibilisation et éducation à l'environnement, connaissance, protection et gestion de la nature, études de terrain, formations, accueil de stagiaires, accueil d'étudiants, des demandeurs d'emploi et de tous les publics au centre de documentation, organisations de conférences, d'expositions...

Lundi, comme chaque jour, arriveront plus de cent courriers à la Maison de l'Environnement, sans compter les messages internet, téléphoniques. A quelques semaines du Sommet Mondial du Développement Durable, cette attitude est inacceptable et en pleine contradiction avec toutes les déclarations concernant la démocratie participative, le développement durable, le dialogue citoyen, le débat public, toutes considérations reprises par Georges Frêche depuis 1992 dans le cadre de la mise en place de l'Agenda 21 local.

Nous en tenir au terme de ce courrier, c'est nous mettre au chômage technique à partir de lundi, et accepter un tel désordre dans nos affaires qui risque de nous mettre au chômage définitif pour la plupart d'entre nous. Nous faisons solennellement appel à l'esprit de responsabilité du Maire de Montpellier pour qu'il révise dans la plus grande urgence sa décision et nous voulons qu'il sache que les méthodes qu'il emploie, qui peuvent être qualifiées de brutales, sont intolérables. C'est un effort social constructif, construit au fil des années par des milliers d'adhérents qui se trouve aujourd'hui bafoué par une décision incompréhensible et inacceptable.

Si les conditions de sécurité au 16 rue Ferdinand Fabre interdisent effectivement toute activité dans les locaux, il est demandé que toutes les associations soient relogées collectivement dans un délai leur permettant de poursuivre leurs missions.

Contact presse :
Claudie Houssard : 06 77 70 75 85, Roland Gérard : 06 76 49 01 22
 


haut Exclusif: dans le projet de PDU de l'agglo de Montpellier, la «réduction du trafic automobile» vise à augmenter le nombre de voitures de 27%

Depuis le 3 juillet (et jusqu'au 3 septembre 2002), le dossier du Plan de Déplacements Urbains (PDU) est soumis à enquête publique (voir l'info précédente, plus bas sur cette page, pour tous les détails de la consultation). Voici les documents qui sont fournis: Voici un extrait de ce qu'on y découvre:

À propos de la consultation

Nous savons tous que la «concertation» pour le PDU a été principalement une mascarade. Cela étant, la loi n'a aucun moyen pour forcer une collectivité à consulter une association qui, comme la nôtre, ne dispose d'aucun agrément particulier. Par contre, des associations agrées (de défense des usagers ou de défense de l'environnement), et surtout diverses autorités (conseils municipaux, DDE, préfecture,...) doivent obligatoirement être consultées.

Un gros dossier accessible à la consultation contient tous les avis donnés au projet de PDU par chaque autorité ou association. Il est intéressant de consulter ces avis, mais on peut réellement être surpris par les conclusions prises en compte par la délibération du Conseil d'Agglomération, qui indique ceci:

À propos du vélo

Le projet indique un effort sur le stationnement près du tram (comme pour la ligne 1), ainsi que dans les administrations et zones commerciales, et le continuation du service de location Tam-Vélo. Rien de très concret donc:

À propos des piétons

Alors que la promotion de la marche à pied est un des buts essentiels des PDU, la seule proposition faite est une légère extension des domaines piétonniers (pour Montpellier, jusqu'au quartier de la gare: vous voyez comme c'est ambitieux!!!).

On pourrait pourtant proposer d'autres choses: des trottoirs suffisamment larges (souvent on ne peut pas s'y croiser; chaque poteau ou lampadaire oblige empêche les poussettes ou les fauteuils roulants de passer), et une action réelle des autorités pour mettre fin aux files ininterrompues de voitures qui stationnent impunément sur les trottoirs et les passages cloutés.

À propos de la réduction du trafic automobile

La réduction du trafic automobile est l'objectif principal du PDU. L'Agglo de Montpellier ne l'a visiblement pas compris, ce qui est une raison plus que suffisante pour rejeter ce projet.

Le seul but qu'a retenu l'agglo est de «hiérarchiser la voirie», bref de doubler chaque route qui sert à plusieurs utilisations différentes. Exemple: l'A9 sert à la fois d'autoroute grande distance et de rocade de contournement de Montpellier, donc il faut créer une nouvelle A9 plus au sud, sachant que l'autoroute actuellement deviendrait l'A700, servant exclusivement de rocade.

Autres projets prometteurs pour réduire le trafic: boucler le LIEN à l'est (en prévoyant déjà sa saturation), créer la pénétrante de la Vieille Poste (depuis Castelnau), probablement à 4 voies, créer une 4e ceinture et un contournement ouest, créer un "barreau du Rieucoulon à l'A700" (donc une autoroute à travers St-Jean-de-Védas pour relier l'A75), doubler l'avenue des Moulins (déjà très dangereuse à vélo).

Conclusion: la simulation dans le scénario "maîtrisé" donne une augmentation de 26.94% de l'usage de la voiture. Alors que le PDU doit fournir un objectif chiffré de diminution du trafic automobile! C'est inacceptable, il faut rejeter immédiatement ce projet.

Sur la pollution, l'air est qualifié de "globalement bon sur l'année". C'est évacuer un peu vite les 2 mois de pollution récurrente à l'ozone pendant l'été. D'après les simulations, si la consommation de carburant (et donc l'émission de CO2) augmente à cause de l'usage de la voiture, les autres polluants diminuent fortement: ceci signifie tout simplement que le modèle utilisé considre qu'en 2010 les voitures seront "propres". Ce n'est pas ce que l'on constante pour l'instant, avec des voitures diesel de plus en plus nombreuses, et qui émettent de plus en plus de particules fines cancérigènes (et favorisant les allergies respiratoires) à cause de l'injection à haute pression et de la turbo-compression, et avec des catalyseurs qui sont de toute façon peu performant en usage urbain.

À propos de la politique du stationnement automobile

Alors que la DDE (fiche thématique n°3) recommandait surtout de "ne pas accroître l'offre de stationnement", voici les projets de l'agglo: En bref, la construction de parkings proches de stations de tramway est censé résoudre tous les problèmes, y compris le stationnement anarchique au centre-ville: ce n'est évidemment pas sérieux.

Il est envisagé de diminuer l'obligation de construire des places de parking pour chaque logement dans un rayon de 500m autour des parkings (c'est l'article 12 du PLU, anciennement POS). On est loin de l'Allemagne qui arrive parfois à fixer un nombre limite de places de parkings! Pourtant, la loi sur l'Air permet maintenant cela dans le cadre du PDU. Il est clair que la facilité pour garer une voiture, associée à la difficulter de garer un vélo, est source de pollution.

À Montpellier, on apprend qu'il y a 23.000 places  sur la voirie, dont 13.000 utilisées quotidiennement par des résidents extérieurs qui viennent travailler à Montpellier. Et on rappelle qu'il faut éviter qu'un résident ne prennent sa voiture que pour ne pas avoir à payer le parcmètre (situation courante, comme le parking est souvent gratuit sur les lieux de travail). Accessoirement, que 70% des PV ne sont pas payés (sans que la moindre réponse à cela soit proposée).

Concrètement, pour faciliter le stationnement des résidents (plutôt que des usagers extérieurs), il est uniquement prévu d'étendre la carte Oxygène déjà existante. Encore faudrait-il ne pas avoir besoin d'aller mettre un ticket dans la voiture chaque jour: c'est contraignant et encourage à l'utiliser. On rappelle qu'une demie-heure gratuite est proposée aux résidents: mais comment peut-on oser faire croire que ceci encourage les résidents à ne pas utiliser leur voiture (à part pendant une demie-heure)?

À propos des transports en commun

Ceux qui attendent des propositions révolutionnaires seront déçus: rien de neuf par rapport au projet de 3 lignes de tramway déjà présenté en 1995, avec ses parkings d'échange chers à l'Agglomération. Le tracé de la ligne 2 n'est même pas détaillé. On indique juste que les transports en commun doivent s'organiser pour desservir la population, qui elle-même doit se concentrer sur un axe Est-Ouest: ceci favorisement grandement le terminus de Vendargues proposé par le Collectif Tramway, par opposition à celui de Jacou proposé par l'Agglo.

Rien sur les bus (sauf pour dire qu'ils marchent presque tous au gaz naturel (GNV) et qu'ils sont rabattus sur les lignes de tram). Rien sur les fréquences qui sont insuffisantes, rien sur les embouteillages qui exigeraient de créer des axes réservés, rien sur les correspondances qui sont devenues parfois inextricables depuis la mise en place de rabattement un peu excessifs sur la ligne de tram, rien sur la cohérence du réseau (comme la Ronde, qui a été amputée avant même que les usagers connaissent sont existence, ou les Petit-Bus, qui ont été supprimés faute de trafic alors qu'ils n'étaient même pas mentionnés sur le plan des autobus).

Questions de budget

Le PDU, ça se finance, et ce n'est pas donné. Voici les différents postes: Pas besoin de plus de commentaires, je suppose...

Conclusion

N'hésitez pas à consulter vous-même ce dossier et à inscrire vos remarques sur le registre. Vous pouvez également rencontrer les commissaires enquêteurs (aux dates et heures de permanence, ou bien sur rendez-vous). Voir plus bas pour les détails.

haut PDU: modification: l'enquête publique du mercredi 03 juillet au vendredi 13 mardi 03 septembre 2002


La date de l'enquête publique précédemment annoncée a été reportée, et l'enquête publique pour le PDU est prolongée.
Info rajoutée par la suite: les dates en encore changé le 25/06/2002: les infos notées ici correspondent aux nouvelles dates.

La date de l'enquête publique pour le PDU est enfin connue. C'est extrêmement important l'avenir des déplacements dans l'agglomération, puisque le PDU a l'obligation légale de réduire la circulation automobile et encourager les piétons et les cyclistes. Et nous avons l'obligation morale de veiller à ce qu'il le fasse réellement (or le moins qu'on puisse dire est que la "concertation" préalable ne va guère dans ce sens).

Voici l'avis d'enquête publique (attention, il s'agit de l'avis original, du 07/06, avec des rajouts pour les modifications de l'avis du 14/06):

Avis de mise à l'enquête publique du Plan de Déplacements Urbains de l'agglomération (PDU) de Montpellier (Extraits)

Le Président de la Communauté d'Agglomération de MONTPELLIER, Arrête:
(...)
Vu la décision n°2002-137 du 29 mai 2002 du Président du Tribunal Administratif de Montpellier désignant les membres de la commission d'enquête(...),



haut Manifestation historique: Vélo-Cité a réalisé la jonction des réseaux cyclables nord et sud de Montpellier! Peinture d'une piste cyclable sur les rues Saint-Louis et Pellicier

Résumé des épisodes précédents

C'est la suite du feuilleton de la rue Saint-Louis. Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, voici un petit rappel:
La rue Saint-Louis, qui passe sous l'aqueduc des Arceaux à côté du parking et va jusqu'au Plan-Cabanes, est un scandale permanent, tout comme la rue Guillaume-Pellicier qui la prolonge jusqu'à la place Salengro. Les deux voies de circulation y occupent tout l'espace, rendant la vie impossible aux très nombreux piétons, qui ne peuvent pas se croiser vue l'étroitesse des trottoirs. Les riverains souffrent également de cette situation, encore aggravée quand les voitures se garent à cheval sur le trottoir. Or, que fait la mairie pour assurer le minimum de tranquillité à ses administrés? Déclarer que cette rue fait partie de la "2e ceinture" de la ville et poser des panneaux "vers Autoroute A9 (direction Barcelone)" qui passent par là.

Avec diverses associations du quartier, nous réclamons depuis longtemps que cesse cette situation ubuesque, qui rend la vie impossible à tout le monde: aux piétons et aux riverains d'abord, aux cyclistes coincés dans les embouteillages aux heures de pointe ou risquant l'accident aux heures creuses, et aux automobilistes qui souffrent également de l'étroitesse des voies. Alors qu'avec une seule voie pour voitures, tout s'arrangerait: des trottoirs plus large, et il resterait encore la place pour une piste cyclable à contre-sens...

Depuis plus d'un an, nous dénonçons cette situation par diverses actions, et avec certains soutiens. Avant les élections municipales de 2001, plusieurs candidats étaient venus nous apporter leur soutien lors d'une manifestation, dont Mustafa Majdoul, candidat sur la liste Verte, et aujourd'hui Adjoint au maire chargé de l'Écomobilité. Peu après, des compteus de voitures ont été installés sur ces deux rues pendant un mois, mais les résultats de ces comptages ne nous ont jamais été communiqués: pourquoi donc? Georges Frêche (maire de Montpellier) nous a envoyé une lettre dans laquelle il indique qu'il a demandé à M.Pouget, responsable de la Voirie, de nous rencontrer. Hélas, depuis lors, nos multiples demandes de rendez-vous se sont heurtées à des impossibilités. Est-ce donc que le maire de Montpellier n'arrive pas à se faire obéir par ses agents municipaux? Et que penser quand on voit que M.Pouget, prompt à fanfaronner dans les réunions publiques, s'éclipse brutalement quand un membre de Vélo-Cité lui demande quand il sera possible d'organiser une rencontre?

L'action du 1er juin 2002

14h30, rue Saint louis. Nous sommes assez peu nombreux, une vingtaine environ, mais c'est un nombre suffisant pour une action bien rodée et fort plaisante.

Cinq pots de peinture, deux gabarits carton pur les bandes, une ficelle pour marquer le sol, un gabarit en contreplaqué pour les logos vélos, une dizaine de pinceaux, deux poubelles à roulettes en protection, des gilets de sécurité fluo, la banderolle, les tracts vélocité, quelques tracts explicatifs, et pas de raton laveur... Le photographe du Midi-Libre est venu, et un petit article a paru dans le numéro du lendemain.

Bien organisés, nous avons réussi à peindre une bande cyclable tout le long des rues Saint-Louis et Pellicier, en une heure. Nous remarquons: la jonction historique des pistes nord/sud est réalisée. C'était magnifique: les voitures respectaient, les rares cyclistes n'en croyaient pas leurs yeux et applaudissaient.

Quelques habitants, non prévenus nous ont abordés pour manifester leur contentement, mais il faudra les contacter pour la prochaine action.

À la fin de la manifestation, la récomprense suprême: prendre son vélo et rejoindre en toute sécurité, à vitesse normale pour un vélo, en doublant les voitures stockées en attente des feux, le Bd Renouvier.

Il me semble que ce type d'action est payant:
- les adhérents sont plus actifs que dans une bete manif où on défile de manière plus ou moins morne
- les commentaires sont gratifiants: «mais la mairie ne peut pas le faire?», «J'habite le quartier et c'est la première fois que je vois
quelque chose d'intelligent se faire,...»

Reportage photo

Début, face à la Cigale
Le travail commence au début de la rue Saint-Louis, à côté de la Cigale, face au garage (dont le patron fait du vélo pour se reposer de changer des pneus et des amortisseurs), à côté de la poste des Arceaux (connue pour la façon dont certains usagers se garent "pour 5 minutes" sur le trottoir). Le matériel est au point: gabarits, pochoirs, pinceaux pour la finition...
Ça continue par la rue Saint-Louis
Nous continuons par la rue Saint-Louis. Ça avance assez vite, non? Les voitures s'écartent: il faut dire que des grosses poubelles les y encouragent fortement!

 
On continue? Ben oui!
Une fois rendus au Plan-Cabanes (à l'intersection avec la route de Lodève), que faire? Eh bien continuer vers la rue Guillaume-Pellicier, qui prolonge la rue Saint-Louis, jusqu'à la piste cyclable qui commence à la place Roger-Salengro.
Et les voitures respectent la nouvelle piste!
Une fois la piste terminée, le résultat est non seulement superbe, mais également étonnant: les voitures respectent la piste! Sans doute que l'extrême étroitesse des voies encourage les conducteurs à penser qu'il est normal de créer une seule voie, mais plus large. Aucun conducteur ne se plaindra: il est tellement difficile de manoeuvrer dans cette rue avec une voiture, quand les deux voies sont occupées!


haut Des vélos prêtés dans des parkings souterrains!

(De J. Lafontaine)
J'imagine que vous ne fréquentez pas tous les parking pour automobiles, alors l'info suivante peut vous intéresser :
le parking de la Comédie (possédé par la société Vinci, un des leaders français de ce type d'activité) met à la disposition des usagers des ses parkings des vélos de ville rutilants (avec un beau VINCI  en gros sur le cadre !) c'est gratuit. Il faut quand même montrer son ticket de stationnement.

Il y a juste une caution de 200 euros. À part ça , les antivols sont d'aussi mauvaise qualité que ceux de Tam-vélo (ex-Vill'à vélo)


haut St-Charles: Peinture d'une piste cyclable injustement effacée

Nous avons tous de nombreuses raisons de gromeler quand nous passons dans le quartier de l'ancien hôpital Saint-Charles: le Verdanson toujours aussi dangereux, le carrefour de la place Albert 1er toujours aussi malpratique malgré les promesses répétées de pistes cyclables... Alors notre sang n'a fait qu'un tour lorsque le début de la piste de l'avenue Buisson Bertrand a été effacé par la mairie. C'était vers le début avril 2002:
Les agents municipaux détruisent une piste cyclable

La raison de cette destruction? La mairie a construit une nouvelle rue à travers l'hôpital Saint-Charles. Son rôle n'est pas très clair, soit il s'agit de desservir les immeubles prévus dans la ZAC du coin, soit il s'agit plutôt de créer un nouvel itinéraire pour que les voitures arrivent en ville sans traverser la place Albert-1er. Toujours est-il que pour que les voitures puissent prendre cette nouvelle rue sans ralentir, il "fallait" que le début de l'avenue Buisson-Bertrand soit à 3 voies. Facile: il suffit de détruire la piste cyclable (elle restera maintenue plus loin, là où l'avenue est tellement large que la mairie ne sait pas quoi faire de l'espace), de raboter les trottoirs, et de supprimer les grands arbres (en les remplaçant par des arbres minuscules!).

Alors nous décidons de réagir rapidement, et nous appelons à une manifestation pour rétablir la justice et redessiner la piste: lisez le tract, il est assez explicatif, car il montre le plan du quartier avec tous les problèmes qui se posent aux cyclistes: le tract en PDF (29Ko).

Et le 27 avril 2002, nous passons à l'action. Rapidement, car notre manif était prévue à 14h30, tandis que juste au-dessus, au Peyrou, une manif anti-Le Pen était prévue à 15h (elle a rassemblé 15000 personnes selon le Midi-Libre, et nous étions nombreux à vouloir y participer également).

Sitôt dit, sitôt fait. Nous commençons à avoir une certaine habitude, et la qualité du travail s'en ressent. À gauche, on peut voir le début du travail, avec un pochoir en carton ondulé pour dessiner les bandes (la largeur de carton correspond à la largeur de la piste, ce qui permet de dessiner une piste raisonnablement rectiligne et parallèle au trottoir), et un pochoir en contreplaqué pour dessiner les pictogrammes "vélo". À droite, on voit que le travail a déjà bien avancé, d'autant mieux que nous disposions de séparateurs rouges et blancs, très pros, laissés par la mairie alors qu'ils n'étaient pourtant plus utiles: ceci nous a bien protégé. Remarquez aussi les gilets réfléchissants jaune fluo, avec le logo de la FUBicy imprimé au dos: ils sont très pratiques (également pour circuler la nuit), et faciles à ranger dans son sac: contactez-nous pour en acheter! Nous déplions donc notre superbe banderole de compétion:
 
Nous arrivons déjà à la fin du travail, après même pas une demie-heure. Nous signons donc notre oeuvre, et pour la plupart d'entre nous, nous partons sans tarder à l'autre manifestation, d'une importance il est vrai plus grande puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de sauver la démocratie!

Nous avons redessinée la piste sur à peu près toute la distance effacée. Avec un petit regret: si nous avions pu faire la même chose sur le Verdanson... Mais il est vrai que dans ce dernier cas, la situation est plus complexe, et l'expérience a bien montré qu'un simple marquage peut ne servir absolument à rien, si on ne réduit pas en même temps l'espace offert aux voitures.
 
 

Le Midi-Libre du dimanche a fait un joli article de cette action (une belle photo avec une petite légende): cliquez ici pour lire l'article (40Ko). C'était une des seules informations du jour, en-dehors des manifs anti-Le Pen...

Coïncidence ou non, en dernière page du même numéro du Midi-Libre, on trouve un édito qui cite l'action de Armand Jung (député alsacien), depuis longtemps engagé en faveur du vélo, et qui recommande un plan pour multiplier par cinql'usage du vélo en ville: cliquez ici pour lire cet éditorial (41Ko).

 



haut Une ballade militante en ville

(par J.-F. Vilarem)
Samedi 2 Mars, une vingtaine de membres de notre association se sont rencontrés, sur le parking des arceaux, avec leur vélo.

Cette "sortie à vélo" sur des pistes de Montpellier a été assez réussie (de mon point de vue)

L'itinéraire emprunté a donc été le suivant: Arceaux, piste cyclable de l'Av de l'école  d'agriculture. Sans grand problème. La bande cyclable est ancienne, assez usée, mais comme les voies sont assez larges, il n'y a pas de souci. Un samedi, pas de voitures garées, pas de trafic dense.

Ensuite, un détour pour rejoindre l'acqueduc St clément. Il me semble que nous avons fait une erreur de navigation, pour nous retrouver sur la voie domitienne (en fait l'av P. Rimbaud) à un endroit bien difficile.

Ensuite le bonheur des Allées de l'aqueduc, non signalées, dommage. L'entrée arrière du conseil général est possible pour les piétons, ou les poussettes pas trop larges: un tourniquet très dissuasif empêche les vélos de passer. (Comme les tourniquets des stations de métro parisiennes. Ceux qui ont essayé d'y faire passer un vélo comprendront.)

Enfin, On arrive derrière la SIAGE, pour retrouver la bande cyclable qui se termine dans l'av Louis Ravaz. J'ai noté une amélioration très importante depuis notre dernière évaluation: un balisage pour vélos indique clairement la direction à suivre pour arriver au rond point du conseil général (le fameux haricot géant). On passe au dessus du rond point par des tours et détours qui agaceront  plus d'un. Arrivé au lycée Jean Monnet, la piste qui descend vers le château d'O, pour rejoindre le carrefour de la Lyre, ou les hôpitaux et facultés n'est pas indiquée. Certain(e)s ont même prétendu que cette piste descendante n'existait pas. C'est faux: elle existe bien, on l'a vue et testée.

À partir du lycée Jean Monnet, si on veut continuer le tour du haricot pour rejoindre l'avenue de Lodève et l'embryon de piste qui sort de l'ESCAE, il faut faire très fort: prendre son vélo à la main pour franchir des trottoirs assez hauts, et passer sur 2 passages protégés qui n'ont de protégé que le nom. Les voitures sont en pleine accélération tangentielle et descendent vers La Paillade. À 20 cyclistes c'est assez sûr, on en impose plus que seul.

Un petit détour dans des rues tranquilles, arrivée rue P. Rimbaud qui croise l'avenue de Lodève. Là, 20 cyclistes ne suffisent pas: le feu reste obstinément au rouge, il faut la masse métallique d'une voiture pour déclencher le capteur.

Une bande cyclable pour "descendre" jusqu'au Boulevard Gambetta. Cette bande cyclable de l'avenue de Lodève est tout à fait remarquable:

...il y a vraiment des aménagements à pleurer.

La descente vers Gambetta est tout à fait dangereuse: nos braves bagnolards, épuisés par les feux du bd Gambetta et la vitesse forcément limitée, peuvent s'en donner à coeur joie: 2 de fronts, une grande montée qui s'annonce. Les moteurs rugissent, c'est un vrai départ de formule 1. Celui qui gagne le départ, pourra faire la montée de l'avenue de Lodève à fond, comme dans la publicité! Du coup, certains ont tendance à doubler, en utilisant la voie qui permet aux bus et à nous autres cyclistes de descendre. Un vrai cauchemar.

Pour finir, tranquillement par al voie des bus, on rejoint la Comédie, pour retrouver les militants du collectif tramway qui assurent une permanence chaque Samedi sur la Comédie, pour tenter de convaincre tout Montpellier que le trajet de la ligne 2 par le Jeu de Paume et Clémenceau - entre autres - est bien plus raisonnable que celui que propose nos bienveillants édiles. À vous de voir.

Conclusion: Cette nouvelle forme de rencontre a été fort appréciée par  nos militants. Donc à suivre, à refaire.


haut Réunion du bureau et bilan de la situation locale

(par J.-F. Vilarem, adapté par M. Julier)

(une discussion entre membres à propos des couleurs politiques de différentes personnes est l'occasion de faire le point:)

Nos "collaborations" avec les responsables de la mairie, ces 4 dernières années ont été les suivantes:

  1. Période J.C. Biau [1995-2001, cet ex-communiste refondateur adhérent aux Verts, qui était adjoint à l'écomobilité a été notre principal interlocuteur à la mairie de Montpellier jusqu'en 1999]: Une réunion dans son bureau. Quelques paroles. Aucune réalisation.
  2. Période états généraux du vélo [en 1999]. Décision de G. Freche d'un quadriennal pour le vélo. Réalisation +/- respectée.
  3. Période C. Moralès [1999-2001, cet adjoint à l'environnement, membre des Verts à l'époque puisqu'il n'a adhéré au PS qu'aux dernières municipales, est devenu notre interlocuteur principal]. Deux réunions. Aucune réalisation supplémentaire par rapport au plan des états généraux du vélo. Refus d'évaluation d'équipements avec notre association: «j'ai pas le temps», refus de pendre en compte nos demandes: circulation dans les voies des bus, parkings sur la comédie, aménagements divers, refus des 4 voies en ville,...
  4. Période M. Majdoul  [depuis 2001, ce membre des Verts est adjoint à l'écomobilité "et à la démocratie participative"]0. 1 réunion et une acceptation de toutes nos revendications. M. Majdoul a accepté de participer à une évaluation sur le terrain. Parfait.
    Réalisation de puis un an: rien.
Du coup, que nos différents interlocuteurs se réclament du PS, des écologistes indépendants, des verts, des bleus, des blancs ou des rouges, peu importe. Le résultat seul compte. Et le résultat c'est une absence de politique suivie. Vrai qu'il y a des bouts de pistes ici oulà, des parkings ici ou là, mais une politique suivie, non. La mascarade du PDU, ou celle du tracé de la ligne 2 du tramway nous ont rappelé les dures réalités.

Conclusion: les élections seront pour tous les partis politique une période d'afrontements intenses. VéloCité n'a pas à participer à ce genre de combat, et je souhaite que nous évitions d'évoquer ceux-ci. Par contre, nous demanderons des comptes à M. Majdoul.

De mémoire, je cite le précédent compte-rendu de notre réunion avec M. Majdoul. Je lui ai demandé s'il ne voyait pas d'inconvénient à la publication et à l'envoi au maire de nos discussions et demandes auxquelles il a donné son accord. "Pas de problème". Je lui ai signalé qu'en acceptant, il pourrait se trouver dans une situation difficile si rien ne se réalisait d'ici la prochaine réunion. "Pas de problème" (bis).

Résultat: Réunion ratée (Mustapha a oublié la réunion). Réultat bis: pas de réalisation, en termes d'équipements cyclables.

Autre sujet évoqué: Quelle activité pour notre association. Le bilan des dernières actions (à quand remonte la dernière action?) est maigre: peu de participants, peu d'enthousiasme. Nous proposons, en attendant des jours meilleurs, de mener des actions sur le terrain des réalisation d'équipements cyclables.
 
Il nous parait très important qu'une évaluation de tous les équipements cyclables de la ville de Montpellier et ses banlieues soit réalisée par l'association et par ses membres.

Nous allons faire une photocopie format A3 du plan des équipements cyclables de la ville de Montpellier, le photocopier et l'envoyer à chacun des adhérents de façon qu'ils annotent ce plan pour nous renvoyer leur évaluation.

Le but est d'avoir un document à jour, avec le point de vue des utilisateurs pas des poli.... (oupsss, mot interdit) décideurs.
 


haut Une manifestation à Vic-la-Gardiole pour rejoindre la mer paisiblement

Une manifestation à vélo (mais aussi à pied, en poussette, en rollers,...) a eu lieu à Vic-la-Gardiole, le samedi 19 Janvier à 15 heures, et jusqu'à la plage des Aresquiers. Mots d'ordre: une piste très attendue: promesses électorales, modifs du POS, pétitions, sondages ultra positifs, articles dans la presse: alors, ça vient?

Cette manifestation a été organisée par l'association "Se déplacer à Vic et ses environs en toute sécurité", mairie de Vic, présidente Sylvie Rispoli, tél 04.67.78.94.70. NB: c'est une ancienne membre de Vélo-Cité, lorsqu'elle habitait à Montpellier.

Bilan: il y avait environ cinquante personnes, dont une bonne partie de retraités cyclistes venant d'un club, une bonne partie de promeneurs avec enfants à vélo, rollers, poussettes. Nous étions 3 de vélocité, tous venu en vélo de Montpellier. La manif était tranquille, difficile de geuler en pleine nature en se déplaçant sur la bande étroite de la piste cyclable. Il y avait FR3 et la Gazette.
 


 Accueil  Objectifs  Actualité  Agenda  Journal  Contact  Liens  Montpellier