Dépêches de l'année 2001 :
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les dépêches
À la 3e réunion, le PDU est torché sans discussion
Comme prévu, le Plan de Déplacements Urbains
(PDU) a été présenté comme un objet fini et
sans discussion possible. Auparavant, la communication n'avait pas cessé
sur cette dernière réunion publique: 4 pages dans "Puissance
15", distribué aux 15 communes de l'agglomération, un
supplément en couleurs distribué dans les 44 communes "de
l'étude", et des affiches dans les abribus.
Voici quelques impression (Michel J.):
-
un diagnostic plutôt réaliste: de gros problèmes
de stationnement dûs aux personnes venant travailler en ville avec
la voiture, des accidents concentrés sur les grands axes, un gros
problème lié à l'étalement urbain, etc...
-
une liste des objectifs à atteindre (à peu de choses près
recopiée directement dans la loi qui institue les PDU: prudent!)
-
en face de chaque point, trois possibilités:
-
avec une seule ligne de tram: beurk, tout est coincé
-
avec deux lignes de tram: c'est mieux mais c'est pas génial
-
avec trois lignes de tram: là c'est le nirvana absolu
-
bref: des problèmes bien posés, des objectifs correctement
décrits, mais comme unique solution, les trois lignes de tramway
prévues depuis 1995. On ne peut pas dire que pour l'instant le PDU
ait été pris en compte!
-
une absence totale de données, que ce soit comme objectifs chiffrées
à atteindre (et pour cause: il n'est pas prévu de diminution
du trafic automobile!), comme liste d'axes à aménager en
faveur des piétons, des cyclistes, ou des bus. On navigue dans le
flou total et dans la langue de bois la plus hermétique qui soit.
Et quelques curiosités, comme les autres fois, assez désespérantes
il faut le dire:
-
"le réseau routier est insuffisant" [phrase écrite]: pour
réduire le nombre de voitures, rien de mieux que de doubler l'autoroute
et de construire une nouvelle rocade, nécessairement inaccessible
aux vélos (avenue des Moulins,...). Car malgré tout ce qu'on
peut reprocher à la voiture, "c'est quand même le meilleur
moyen de transport" [phrase dite oralement].
-
Contre le stationnement sauvage des voitures sur les trottoirs: "un
moyen d'action: les parkings d'échange sur les trois lignes de tramway"
[brochure distribuée dans 44 communes]. Ça se passe de commentaires,
non?
-
Rien sur les correspondances entre transports en commun: les trajets
en tram+bus, quand le bus passe toutes les 2 heures et que le tram n'a
pas d'horaires précis, c'est surtout une grosse perte de temps par
rapport aux anciens bus partant du centre-ville.
-
Rien ou presque sur les transports de marchandises.
Mon opinion: ce PDU devrait s'écrouler, soit de lui-même
si le pouvoir administratif fait son travail (ce qui est hautement improbable
sous nos lattitudes, à moins d'un coup de gueule ministériel
ou d'un changement de préfet), soit à l'enquête publique
(les commissaires-enquêteurs ne sont pas des révolutionnaires,
mais ils aiment souvent faire leur travail correctement), soit au moindre
recours d'une association. Il n'y a eu ni étude sérieuse
(on reste sur le projet de 1995 de 3 lignes de tram), ni prévision
chiffrée, ni réduction du traffic automobile. Et comme d'habitude,
juste un simulacre de concertation.
La motivation du PDU aujourd'hui est simple: l'État ne donnera
de subvention pour des transports en communs en site propre (bref, pour
la 2e ligne de tram) qu'aux agglomérations s'étant dotées
d'un PDU. Peut-être qu'à la limite, dans cette optique, peu
importe que le PDU soit finalement entaché d'invalidité?
Et voici un compte-rendu plus détaillé de la réunion
elle-même (Jean-François V.):
Une dernière réunion bien triste: le choix de la solution
retenue était déja fait bien sûr.
Pas grand monde dans la salle à part les habitués de
la démocratie participative: les déja fameux PAVÉ,
Vélocité, Collectif Tram, ..., des associations de handicapés.
Aucune pointure: les maires se sont fait représenter par leurs
adjoints, parfois même d'opposition. Pas de verts ds la salle. C'est
dire si les enjeux étaient importants.
Bon, le bureau d'études a étudié ... et a remis
son rapport. Point. On ne peut qu'être d'accord avec des banalités
de type transports doux, moins de polution, moins de voitures, etc ....
Beaucoup de bla bla, par des types plus ou moins convaincus. Le fin
mot de l'histoire: il faut ce PDU pour que l'état file du pognon
pour le tram. Point barre.
Par contre, nos élus se font souvent trimballer par ces fameux
bureaux d'études qui hument l'air du temps pour présenter
des solutions qui font consensus. Mais si le rôle d'un élu
c'est de choisir entre 2 tracés ou entre 2 solutions présentées
par un bureau d'étude, ça devient assez inquiétant.
Coucou les élus, les verts, les PS, la droite, la gauche.
Vous avez un projet politique pour les 10 prochaines années? Eh
bien il est où ce projet?
J'aurais aimé quelque chose de fort de type:
-
On va supprimer la bagnole ds le centre de Montpellier en 2005 (bravo)
-
On va mettre des bagnoles partout en 2005 (ouhhhh)
-
On arrete les rocades urbaines, les traversantes à 4 voies etc
..
Au lieu de quoi du mou: exemples. Des cartes où on voit explicitement
notre périphérique. Aïe aïe aïe l'Avenue des
Moulins!
À chaque question, Ch.Moralès a esquivé: en
gros le PDU n'a pas de pouvoir de décision... ouais mais il contraint
si justement on prend une décision d'interdire telle ou telle construction
de route. [le PDU s'impose aux PLU, anciennement POS, de chaque commune]
PS: On est bon à VéloCité: on avait fourni un
document dans les temps, présentant nos demandes spécifiques.
Moralès a brandi le fameux document, ca doit etre le seul qui lui
soit parvenu [sourire]
Assemblée Générale: Chantal Debain élue présidente de VéloCité Languedoc
L'assemblée générale annuelle de VéloCité
Languedoc s'est tenue le 16/11/2001. En voici le compte-rendu:
Le rapport financier est présenté par le trésorier
Jean-François Vilarem. En résumé, 148 adhérents
(à comparer aux 106 adhérents de l'année précédente).
Sur ces 148 adhérents, 104 sont à jour de leur cotisation.
Les dépenses sont constituées de: adhésion à
la FUB, assurance de l'association auprès de la MAIF, achat de livrets/fascicules/tracts
distribués lors de différentes manifestations, timbres (le
second poste environ 1500F) et les photocopies de bulletins, tracts et
affiches (le plus gros poste, environ 1600F.
Un bulletin qui compte 6 pages coûte 3,90 F (timbre compris) et
un bulletin de 8 pages coûte 5,10 F (timbre à 3f50 au lieu
de 2F70).
Nous avons actuellement en caisse 4575F. L'année précédente
à la même époque, nous disposions de 4000F. Donc nos
cotisations suffisent à couvrir notre train de vie.
Nous n'avons pas demandé de subventions à la Mairie. Notre
indépendance reste totale, et tant que les finances vont bien...
Le rapport financier est adopté à l'unanimité.
Le "rapport moral" de Jacques Lafontaine, dresse un portrait de l'activité
de notre association pour cette année:
-
Année marquée par les élections municipales. Notre
association a envoyé un questionnaire sur l'attitude de chacune
des listes en présence relativement à une liste de revendications.
Les listes «PS», «Les Verts» et «Tous Ensemble»
ont été les seules à y répondre.
-
Notre activité pour la défense du vélo à Montpellier
a comporté:
-
Une action aux cotés de différentes associations concernant
les rues Saint Louis et Pellissier: action toujours en cours.
-
Une participation, par l'intermédiaire de certains de nos membres
très actifs, au collectif tramway.
-
Une action concernant les stationnements de voitures sur des pistes cyclables:
à la sortie d'un collège (18/12/2000) et devant un loueur
de vidéo (23/02/2001)
-
Nos contacts avec les décideurs locaux sont les suivants:
-
Avec la mairie de Montpellier, les contacts sont nombreux. Les demandes
d'aménagement de la part de nos adhérents sont plus ou moins
suivies d'effet. Voir le compte rendu de notre réunion avec M. Majdoul.
-
Avec le Conseil Général, une demande de rendez-vous, suivie
de courriers du Conseil Général est tombée dans les
oubliettes des élections. Point mort donc.
-
Avec la mairie de Lattes, des contacts intéressants, mais rien depuis.
Le rapport moral est adopté à l'unanimité.
Le trésorier demande à l'Assemblée Générale
de statuer sur une demande d'adaptation des montants de cotisation: La
cotisation annuelle:
-
pour les étudiants ou chômeurs, passe de 30 Francs à
5 Euros,
-
Pour les membres normaux, passe de 50 Francs à 8 Euros,
-
Pour les membres bienfaiteurs, passe de 100 Francs à 16 Euros
Les cotisations avec leurs montants en Francs ou en euros sont possibles
jusqu'au 1er Janvier 2002.
La modification est adoptée à l'unanimité moins
1 abstention.
Conformément aux statuts, le Conseil d'Administration est renouvelé
par moitié: Sortants car élus depuis 2 ans : J. Lafontaine,
E. Boisseau et G. Daurat. Conformément aux statuts, sont déclarés
sortants: J. Achard et L. Pommerais.
Pour compléter les 5 membres sortants, sont élus à
l'unanimité des présents:
-
Pour un mandat de 2 ans: C. Debain, J. Lafontaine, G. Daurat, M. Julier
-
Pour un mandat d'un an: P. Faizandié.
Le Conseil d'Administration est donc actuellement composé de: C.
Debain, G. Daurat, P. Faizandié, C. Farcy, M. Julier, J. Lafontaine,
L. Nourigat et J.F. Vilarem.
Jacques Lafontaine président de l'Association depuis ses débuts,
Novembre 1998, souhaite laisser cette fonction. Chantal Debain, fortement
pressentie, est élue présidente à l'unanimité
des membres du nouveau Conseil d'Administration.
Jacques Lafontaine est vice-président de l'Association, Michel
Julier son webmestre (chargé de la communication par internet et
notamment de la maintenance du site internet), Jean-François Vilarem
est trésorier-secrétaire.
PDU 2e réunion: un rendez-vous à moitié raté (littéralement!)
Le 7/11/2001 s'est tenue la 2e réunion publique de
concertation pour l'élaboration du Plan de Déplacements Urbains.
Vous n'y étiez surement pas si vous aviez consulté ce site:
il reprenait l'information indiquée sur le compte-rendu officiel
de la réunion du mois antérieur, envoyé par l'Agglomération
à tous les participants, et annonçait une réunion
à la Maison des Syndicats. Seuls ceux qui ont bien lu l'invitation
reçue peu après ont pu constater que la réunion se
tenait en réalité à la salle des rencontres de la
mairie de Montpellier. Ce genre d'erreur, volontaire ou non, ne facilite
pas la concertation.
Voici néanmoins un compte-rendu (susceptible de mise à
jour):
Assistance peu nombreuse et peu réactive (ce n'est pas grand
public, des maires ou adjoints de la périphérie, responsables
d'assocs...).
Le périmètre du PDU est plus grand que celui de l'agglomération,
il est fixé par le préfet, et comprend actuellement 430 000
habitants.
Exposé sur les différents scénarios par les chargés
d'études, sous l'oeil impassible de Moralès, chargé
du dossier pour l'agglomération.
-
au fil de l'eau: on fait la 2ème ligne de tram et on laisse faire,
expansion de l'urbanisme sur les bases actuelles -> 530 000 habitants;
investissements publics de 8 500 000 KF, consacrés en grandes partie
à la voirie (2.5 MdF tram, 6.5 MdF voirie). Inconvénients
connus (circulation, coût des dessertes de tout genre, mitage du
paysage par une urbanisation continue...)
-
de repli: on ne fait rien, on ne favorise pas l'expansion -> 490 000 habitants;
investissement minimum, tous les inconvénients du précédent
en pire
-
maîtrisé: politique plus volontariste, 3 lignes de tram structurant
les zones urbanisables, -> 510 000 habitants. Investissement 8 500 000
KF (50%-50% TC/voiries: il faut bien faire des rocades de contournements).
Avantages:c'est clair
Pour chaque scénario, il y a un volet sur le TC, sur les circulations
douces, sur la sécurité des transports...
En fait, c'est le 3ème scénario qu'il faut choisir; le
choix proposé est bidon, je me demande même pourquoi on présente
des scénarios sans intervention des pouvoirs publics, à quoi
donc sert le PDU? Bizarrement, la réunion du mois précédent
semblait s'orienter vers 3 scénarios, dont le "bon" était
celui du milieu: qui a eu peur que ce soit finalement le plan excessivement
anti-bagnoles qui gagne?
G. Frêche est arrivé: il a dit des choses très censées:
-
sur la nécessité de la réduction de la circulation
automobile, n'en déplaise à ses lobbys; le PDU est un acte
politique qu'il faut terminer dans les 2 ans après les municipales
(pour que ça se calme ensuite);
-
sur les casse-pieds qui jugent la situation à l'aune des 300 m devant
chez eux; Il a cité en exemple le Collectif Tramway, qui pose de
vraies questions dans l'intérêt de l'agglomération.
-
il a égratigné la politique d'urbanisme des maires des environs,
qui autorisent le mitage de nos campagnes (par contre le maire de Montferrier
est courageux); à coté de ça, à Montpellier,
tout va bien, même si on construit des immeubles en bordure des grands
couloirs de circulation (ce qui montre bien que la ville prévoit
de réduire la circulation, remarque personnelle).
-
Il a annoncé le tracé de la ligne 3 (sans surprise).
Calendrier des opérations: il n'est pas si pressé:
-
prochaine réunion le 5 Décembre pour le choix du scenario:
GF demande des contributions écrites
-
fin de l'année: le projet est figé;
-
1er semestre 2002: transmission aux autorité,enquêtes
-
il prévoit la mise en place du PDU fin 2002.
Compte-rendu de la réunion de VéloCité avec M. Majdoul
Compte-rendu de la réunion de VéloCité avec M. Majdoul
Conformément aux recommandations du maire, VéloCité
a rencontré M. Majdoul, adjoint en charge des aménagements
cyclables. À cette réunion du Lundi 29/10/2001, assistaient:
-
Chantal Debain, 43 bd des Sports 34000 Montpellier,
04 67 79 30 20
-
Pascal Wagner, 55 rue du 56ème Régiment
d'Artillerie 34070 Montpellier, 04 67 47 37 55
-
Jacques Lafontaine, 4 Imp. Le Roche, 34170
Castelnau-le-Lez, 04 67 79 08 21
-
Luc Nourigat, 1342 av de las Sorbes, 34000
Montpellier, 04 67 40 15 50
-
Jean-François Vilarem, 8 rue des Orchidées,
34000 Montpellier, 04 67 58 47 59
Un rapide constat de la situation du vélo à Montpellier a
été dressé. On y apprend notamment que la ligne budgétaire
concernant les aménagements cyclables (hors tram, et hors aménagement
liés à la réfection de voies) se montait en 2000,
à 900 000F. Moins de 4F par habitant! Sans autre commentaire.
VéloCité a fait remarquer l'absence de réalisation
marquante sur cet exercice. Tout ceci est une question de volonté
politique, que nous attendons.
Une évaluation des aménagements cyclables, réalisée
par les membres de l'association a été donnée à
M. Majdoul. Nous attendons que la mairie remédie
aux différents dysfonctionnements notés. Par ailleurs, nous
avons présenté quelques aménagements qu'il serait
bon d'inscrire au budget 2002:
-
Un manque flagrant de stationnements pour les vélos, en particulier:
sur la Comédie et l'esplanade; devant la gare; à la médiathèque
(coté place de Dyonisos); devant les maisons de quartier,
les cités U, le palais des sports, les postes, la sécu, les
hôpitaux.
-
Un aménagement des pistes existantes, très nettement différé
(nous n'avons pas vu grand chose en 2001). Des trous, la peinture effacée,
des bouches d'égout mal placées, pas ou peu de signalisation.
En particulier, la piste de la Pompignane qui sert de parking aux commerces
(pizzas, vidéos), pourrait être aménagée dans
sa longueur par pose de plots et scellement des plots ôtés
par des propriétaires de parking « pas cher ».
-
La création de La piste cyclable de l'avenue Justice de Castelnau.
Nous avons rappelé que nos différents et successifs interlocuteurs
en charge du dossier nous ont souvent donné comme réponse:
« La construction de la ligne de tram (numéro 1, puis
2) va tout changer, attendez un peu ». Il semble certain que
cette avenue soit promue rocade à 4 voies rapide; il est donc urgent
d'aménager une piste: c'est possible, le maire l'a promis lors des
états généraux du vélo.
-
Nous souhaitons un aménagement en continuité pour les pistes
cyclables, avec fléchage. À cette occasion, nous avons proposé
un dossier d'aménagement de 2 tronçons permettant de créer
deux pistes en continu conduisant de Montpellier vers Saint Jean de Védas,
et de Montpellier vers Cournonsec. Ces dossiers ont été passés
à M. Majdoul.
Nous attendons toujours une réponse positive aux aménagements
demandés pour les rues Saint Louis, Pellissier et Portalières
des Masques. M. Majdoul nous promet des nouvelles
ce cet aménagement. Dont acte.
En fin d'entretien, M. Majdoul convient
d'une réunion trimestrielle avec VéloCité.
Nous acceptons bien volontier.
Ensuite, nous avons fait un tour d'une heure à vélo. Nous
notons pour la première fois, un adjoint au maire dispose d'un peu
de temps pour accomplir ce tour à vélo - geste symbolique,
mais que nous apprécions. Lors de cette inspection, nous avons pu
apprécier divers aménagements:
-
Un parking à vélo sur la Comédie, rempli de motos.
-
La peinture, axe « partagé », assez inutile,
des allées du nouveau monde et avenue Jacques Cartier, inauguré
en grande pompe il y a un an, et complètement inutilisé:
tous les cyclistes passant par antigone, les voitures mal garées
gênent, les piétons apprécient peu ce « partage ».
-
La piste berges du Lez, la traversée du Lez par la passerelle du
moulin de l'Évèque, le début de la piste de la Pompignane:
excellents aménagements.
-
Le point noir de l'avenue A. Einstein, où deux voies pour les voitures
rendent la circulation très dangereuse pour les piétons et
les cycles. La situation est ridicule car 200 mètres plus loin il
y a un rétrécissement à une voie, rendu obligatoire
par la piste cyclable qui mène à Grammont. Cet aménagement
est demandé par VéloCité dans une lettre argumentée.
-
Le passage à travers le Millénaire, notamment sur la rue
de la Vieille Poste que le maire va promouvoir autoroute urbaine, la piste
cyclable de la rue de Pinville, fort agréable dans sa partie large
et qui, évidemment se termine par un virage sans visibilité,
où les voitures sont lancées à pleine vitesse, et
où la piste cyclable ... s'interrompt.
-
La traversée de la Pompignane, le pont sur le Lez à 3 voies
qui ne s'imposent pas, des rues étroites et rectilignes jusqu'au
pont du sous le chemin de fer. Les voitures vont vite et les vélos
sont nombreux. Une zone 30 ?
-
Retour au Corum par la route de Nîmes. Un aménagement récent
est bien vu: des poteaux et des chaînes interdisent, enfin, le stationnement
des voitures sur la piste. Au passage la piste coté voie de chemin
de fer est extrêmement dangereuse. Pourquoi ne pas faire un aménagement
séparé?
-
Carrefour difficile, et là, on triche: Le Verdanson a vu disparaître
sa peinture verte, il n'y a heureusement plus rien de signalé pour
les vélos. Pourquoi ne pas neutraliser un coté, et l'affecter
à une piste? On a triché car tous les vélos empruntent
Louis-Blanc-Pasteur sur la voie du tram. Un coup d'oeil sur la place Albert
1er , la dangereuse. Le bout de piste av. Bouisson Bertrand avec son point
noir récurrent, et retour à la Mairie via Louis-Blanc-Pasteur.
En conclusion, VéloCité ne se pose en aucune façon
en décideur d'aménagements. Nous proposons, sur la base de
notre connaissance du terrain, des aménagements qui nous paraissent
utiles voire urgents. Notre but est de favoriser la pratique du vélo
dans l'agglomération de Montpellier. Nous attendons des réponses
de l'équipe municipale.
(avec le Collectif Tramway) Une chaîne humaine lumineuse sur le Jeu de Paume pour la ligne 2 du tramway
La grande chaîne humaine lumineuse
depuis le Peyrou jusqu'à la gare a eu lieu
le mardi 16 octobre de 19h à 20h
pour cause de déluge à la date précédemment
annoncée, le mardi 9 octobre
Cette manifestation lumineuse a eu lieu, avec la participation de 400
personnes. Toutes les informations sont sur le site du Collectif Tramway:
http://collectiftramway.free.fr
.
Vélocité Languedoc participe au Collectif Tramway, ce
groupement d'associations mis en place juste avant l'été
2001, qui est favorable au tramway et qui milite pour des améliorations
du tramway, que ce soit la ligne déjà construite ou les futures
lignes.
Dans l'immédiat, le Collectif Tramway se bat pour un tracé
intelligent de la ligne 2: le tracé préférentiel
de la communauté d'aggomération fait un détour surréaliste
par les rives du Lez, ce qui augmente le temps de parcours entre Castelnau
et St-Jean-de-Védas, ce qui nécessite des travaux coûteux
et gênants (deux croisements complexes avec la voie ferrée,
suppression probable de la piste cyclable des Deux-Moulins), tout en ne
desservant que des quartiers déjà desservis par la ligne
1. Ce tracé laisse la part belle aux déplacement en voiture
et néglige autant l'efficacité du tramway en tant que moyen
de transport que la rationalité économique et l'utilisation
du tramway comme outil vers des habitudes de déplacements plus douces.
Le Jeu de Paume est tout un symbole: il est important que ce boulevard
invivable redevienne un axe plaisant, efficacement desservi par un tramway
(le trafic automobile devenant alors marginal).
Si vous ne connaissez pas encore le Collectif Tramway, malgré
sa présence dans les médias locaux, voilà de quoi
vous renseigner (notez qu'un certain nombre de membres de Vélocité-Languedoc
y participent... dont le webmestre qui est commun aux deux!).
adresse: 4 rue Octavien Bringuier, 34090 Montpellier
e-mail: tramway@maretmanu.org
téléphone: 06.68.35.25.55
Site web: http://collectiftramway.free.fr
Pour que la seconde ligne de tramway irrigue le coeur de ville
OUI à un tracé rapide, économique, qui irrigue
le coeur de ville et permet de nombreuses connexions avec la ligne 1 ! |
NON à un tracé long, coûteux, redondant avec
la première ligne, sans impact sur la circulation automobile de
transit, qui défigure les berges du Lez, et ignore le coeur de ville
! |
|
Le PDU est en cours (suite...)
On croyait que le PDU (Plan de Déplacement Urbain,
une création de la Loi sur l'Air jadis élaborée par
Corinne Lepage) était définitivement enterré ou presque:
la dernière réunion datait d'octobre 1999. Rappel: la loi
impose qu'un Plan de Déplacement Urbain soit établi pour
toutes les communes de plus de 100 000 habitants fin 2000 (et encore, c'est
déjà un délai rajouté après coup).
Frêche avait piétiné gentiment la loi en prétextant
un passage sans histoire et rapide à la communauté d'agglomérations.
On sait le résultat (pour les non-Montpelliérains: l'opposition
de nombreuses communes sur le fond d'une association avec la ville de Montpellier,
sur la forme avec une procédure précipitée sans concertation,
et souvent sur la personnalité même du Maire de Montpellier,
Georges Frêche; la procédure a donc capoté, avant d'arriver
à une solution un peu misérable: la transformation du District
existant en Agglomération, avec toujours seulement 15 communes).
Donc, on repart à zéro: Diagnostic, scénarios différents,
plus ou moins de concertation, quelques bureaux d'études qui ...
étudient. Le plus intéressant dans cet exposé a été
la phrase terminale de Moralès (président de la TAM, les
transports urbains de l'agglo)!
« Il faudra que le PDU soit établi en fin d'année,
car nous devons le joindre au dépot de projet de ligne 2 du tram
»
Bonjour la concertation!!
À part ça, beaucoup de chiffres, des bonnes paroles: modération
de ceci ou cela. Les études n'ont pas avancé en deux ans:
si on coupe l'agglomération en quatre (nord, sud, est, ouest), il
se trouve qu'il y a des gens qui se déplacent d'un quart vers un
autre, un peu comme si tout était plus ou moins interconnecté
avec le reste (« et ça, c'est vraiment intéressant... »).
On aura, en principe les documents.
Quelques extraits:
-
Comment on se déplace? EN voiture bien sur
-
Le TGV fleuron du PDU (plan de déplacement URBAIN)
-
Le boulevard périphérique de Montpellier, sorte d'autoroute
urbaine est en route et ne pose aucun problème! Av des Moulins,
Av de la Liberté, grand M, autoroute, future rocade est à
travers Le Crès, rocade nord.
70% des PV concernant le stationnement des voitures sont impayés:
ça fait rigoler Moralès (« Il ne faut pas le
dire trop fort »). En fait il paraît qu'ailleurs c'est
pareil. Est-ce normal alors que ceux qui prennent le bus sans ticket sont
sanctionnés?
-
Les accidents (piétons, cycles contre autos) concernent les grands
axes, les pénétrantes.
-
« Les ceintures (Jeu de Paume entre autres) servent
à entrer dans Montpellier » (en spirale ?)
Pour conclure, le diagnostic proposé était relativement correct
et donnait sa place au vélos, aux piétons, aux déplacement
en transports en commun. On aurait pu craindre un discour tout bagnole
expliquant pourquoi il faudrait des parkings, des autoroutes, ...
Il n'a pas été question de la ligne 2 du tram, sauf ds
une phrase très intéressante de Moralès disant que
le tracé qui modère la place de la voiture, au moins dans
la partie faisant consensus, la route de Nimes... Intéressant,
non ?
Vélocité a participé à la journée sans voitures
Contrairement à de nombreuses villes qui ont
supprimé la journée sans voitures pour cause de plan Vichypirate
qui mobilise les forces de police, Montpellier a maintenu sa journée
sans voitures (après l'annulation de l'année dernière
pour cause d'ouragan). Cette année, en plus de la fermeture aux
voitures de l'Écusson, du Bd Henri-IV, et du Bd du Jeu-de-Paume,
la rive droite du Verdanson (côté gauche dans le sens de la
circulation automobile) a été transformé, hélas
momentanément, en piste cyclable bidirectionnelle: c'est une solution
radicale à cet éternel point noir.
Autre nouveauté, la journée du vélo, organisée
chaque année par la Mairie, avait été jumelée
avec la journée sans voitures, et passait réellement par
des pistes cyclables existantes (à part le Verdanson ouvert pour
l'occasion), ce qui est un gros progrès pour la crédibilité
de cette journée, par rapport aux itinéraires ouverts par
la police municipale en coupant le trafic automobile. Le nombre de participants
a été important, surtout pour une journée aussi pluvieuse
(les Montpelliérains étant réputés solubles
dans l'eau).
Pour notre part, nous avons accueilli les participants et dressé
une table avec quelques tracts sur le vélo, ainsi que les tracts
du Collectif Tramway (auquel nous participons) pour une 2e ligne de tramway
efficace, économique, et rapide. Reconnaissons que ce fut relativement
bref (pour cause de forte pluie), et d'ampleur modeste (le matériel
étant amené à vélo, comme il se doit pour une
telle journée).
Manifestation Vendredi 23 Février contre le stationnement sur les pistes
Sur votre agenda:
Manifestation Vendredi 23 Février 17h45
Rendez-vous sur la piste cyclable du Bd de Strasbourg
à la fin du Boulevard, au croisement de l'avenue Albert Dubout
Distribution de tracts et revendication ferme mais courtoise
auprès des clients du loueur de K7 qui stationnent sur la piste cyclable.
Le stationnement des voitures sur les pistes (et aussi sur
les trottoirs) devient la norme, sans action visible
des pouvoirs publics. Nos adhérents s'en pleignent.
Nous manifesterons pendant 15
à 30 minutes, devant ce commerce : c'est notre vie qui est mise en danger!
Pas de morale, juste la distribution d'un tract qui représente le point de vue des
cyclistes: