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Dépêches de l'année 2000 :

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haut Manifestation Lundi 18 Décembre contre le stationnement sur les pistes

Sur votre agenda:

Manifestation Lundi 18 Décembre 16h30
Rendez-vous à la sortie du collège situé
croisement de la rue Las Sorbes et de l'avenue d'Assas
Distribution de tracts et revendication ferme mais courtoise
auprès des parents/automobilistes contrevenants.

Le stationnement des voitures sur les pistes (et aussi sur les trottoirs) devient la norme, sans action visible des pouvoirs publics. Nos adhérents s'en pleignent. Nous manifesterons pendant 15 à 30 minutes, à la sortie du CES : c'est notre vie qui est mise en danger! Pas de morale, juste la distribution d'un tract qui représente le point de vue des cyclistes: (en gros)
"En stationnement sur la piste cyclable vous mettez en danger la vie des cyclistes. "
Suivi de quelques arguments:

haut Annonce de la prochaine manifestation

Sur votre agenda:

Manifestation à vélo
Samedi 18 Novembre 14h30
Rendez-vous Place Albert 1er

La Mairie n'a pas tenu ses promesses: Dans ses publications on lit: « Les pistes cyclables font partie intégrante de l'urbanisme. Elles suivent l'axe du tramway [...] pour permettre aux automobilistes et aux cyclistes de cohabiter sans difficulté. »

C'est ahurissant et faux: Il n'y a aucune piste cyclable le long du tramway entre la place Albert 1er et le pont Zuccarelli sur le Lez. Par ailleurs le Maire nous avait promis un aménagement de la place Albert 1er. Il n'y a rien!

Nous souhaitons manifester notre mécontentement. D'abord sur la place Albert 1er par un présence nombreuse, nous montrerons qu'il est très difficile de traverser cette place en sécurité qu'on soit piéton ou cycliste.

Ensuite nous suivrons le tramway (Pasteur, Louis Blanc), remonterons sur la Comédie et terminerons à la gare. Nous montrerons toutes les difficultés rencontrées sur ce trajet vital pour les cyclistes.


haut Campagne d'éclairage: Cyclistes brillez!

VéloCité s'associe à la campagne de sensibilisation des cyclistes à l'éclairage. Cette campagne est proposée par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) dont VéloCité est membre. Elle durera du 21 au 27 Octobre. Les arguments présentés ici sont développés dans le numéro 58 de la revue de la FUB (Fubicy, 4 rue Brûlée, 67000 Strasbourg)

À Montpellier, le cycliste urbain a l'impression qu'un éclairage est inutile car l'éclairage public semble suffisant. Nous voulons vous convaincre que cet argument est mauvais.

  1. La nuit, il y a 10% du trafic et 46% des tués. Trop d'accidents résultent d'une mauvaise visibilité des cyclistes. Un éclairage de vélo en ville sert d'abord à être vu.
  2. Le défaut d'équipement d'éclairage est passible d'une contravention.

Les jours raccourcissent et on voit à Montpellier de nombreux cyclistes (1 sur 2) sans aucun dispositif d'éclairage, actif ou passif. Vus trop tard par les automobilistes, ils sont la première cible des accidents en ville. Pourquoi ce défaut d'éclairage sur les vélos?

Éclairage: aspects juridiques

Ce n'est sans doute pas le code de la route qui vous fait adopter des dispositifs de sécurité. Celui-ci exige peu de choses qu'on peut rappeler:

Sans ces équipements, le cycliste est passible d'une amende de 1ère classe (75 F). Pire, si le cycliste a ces équipements mais ne les utilise pas, l'amende est de 4ème catégorie (900 F).

Les systèmes d'éclairage: À vélo, la lumière c'est la vie

Même si le code de la route est précis sur le point d'un feu jaune à l'avant émettant une lumière non éblouissante, l'objectif principal c'est d'être vu. En ville, il est relativement secondaire d'avoir un phare permettant de voir la chaussée. L'éclairage public suffit presque partout. On peut classer les éléments actifs en 2 catégories:

  1. Systèmes fixes à dynamo. Une dynamo latérale frotte sur le coté de la roue et transmet un courant aux ampoules du phare avant et du feu arrière. Ces systèmes, généralement fixés d'origine sur les vélos de ville, ont de nombreux inconvénients: Mauvaise qualité de la dynamo (économie oblige) avec un rendement faible, un axe pas très fiable, un mécanisme pour mettre la dynamo en fonction qui se coince. Souvent la dynamo patine sur le pneu et devient inefficace: ceci se corrige facilement en enfilant un capuchon spécial en caoutchouc dessus (on le trouve chez des vélocistes détaillants comme Bernabeu 10F). Des surtensions qui grillent les ampoules. Des câbles qui se déconnectent. Ces systèmes sont assez difficiles à installer sur des vélos de type VTT.

    Les ampoules proposées sur des systèmes plus haut de gamme sont au krypton ou halogènes. Les feux avant et arrière possèdent obligatoirement un dispositif réfléchissant (blanc à l'avant et rouge à l'arrière).

    Certaines dynamos de grande qualité (haut rendement) sont couplées avec un accumulateur fournissant un éclairage à l'arrêt. (Pas disponible, à ma connaissance à Montpellier)

  2. Systèmes plus ou moins amovibles à piles. Ces lampes sont posées sur un support amovible enclipsable. La partie fixe se visse sur le cadre (guidon, haubans arrières ou tige de selle). La partie mobile se clipse dans la partie fixe. Ces systèmes proposés sur les VTT et autres VTC ont aussi des inconvénients: On doit les porter en permanence sur soi, les clips sont plus ou moins faciles à man\oeuvrer, il faut contrôler les piles.

    Certaines lampes de cette catégorie ont un éclairage à diode clignotantes. Rouges à l'arrière, très visibles, longue autonomie (60 heures, une année d'utilisation en ville). Nous conseillons très fortement ces dispositifs clignotants arrières.

    Si l'on devait n'utiliser qu'un seul dispositif, en contravention avec le code de la route, ce serait celui là. D'autres systèmes à diodes existent en Jaunes/oranges à l'avant, utilisés uniquement pour être vus.

    Certaines lampes amovibles à piles fournissent une lumière blanche pour remplacer un phare à l'avant. Même quand ces lampes sont de bonne qualité (avec une ampoule halogène) la lumière fournie permet de se déplacer à faible allure sur une route non éclairée, mais la durée de vie de la pile est de quelques heures (1 à 2). Elles intéressent peu le cycliste en ville.

Les éléments passifs font partie de la sécurité. Ils sont rendus obligatoires par le code de la route. Attention, certains vieux vélos, vélos de compétition ou VTT ne disposent pas de ces dispositifs (voir conseils ci-dessous). Il s'agit de rendre votre vélo semblable à une guirlande de Noël réfléchissant la lumière des phares des voitures, que celles-ci vous éclairent en vous croisant, en vous doublant ou même de coté. Sur une vélo de ville récent, ces catadioptres sont incorporés dans le phare avant (blanc), dans le feu arrière (rouge), dans les pédales et les rayons (orange).

Pensez aussi à l'écarteur, qui empêche les voitures de vous frôler. Il a un catadioptre.

Il existe aussi des brassards réfléchissant qu'on fixe avec du velcro autour d'un bras, ou des baudriers réfléchissant et très visibles. Ne pas oublier, dans le choix d'un sac (sac de classe, sac à dos de ville) que certains possèdent des bandes réfléchissantes très visibles.

Enfin, vous pouvez utiliser des rouleaux adhésifs réfléchissants rouge ou blanc pour décorer votre vieux vélo ou votre VTT à usage de ville. C'est la solution la plus simple et que nous recommandons.

Exemples de produits recommandés

Si vous êtes réfractaires au bricolage, la meilleure solution est d'aller chez votre vélociste. Il vous conseillera. Il commandera les articles de qualité qu'on ne trouve pas nécessairement à Montpellier, et surtout il installera et testera complètement votre éclairage.



haut Le vélo dans le train : une (excellente) solution (privée) d'avenir ?

Effectuant depuis quatre ans le trajet Montpellier-Nîmes et retour en transport combiné "train + vélo", il me semble intéressant d'en dresser un premier bilan et de pointer vers de nombreux problèmes.

Ce matin encore ce ne fut pas de tout repos, l'amende ne fut évitée que de justesse et grâce à des arguments qui ont fait mouche (un voyageur se comportant mal -fumant en compartiment non fumeur- n'ayant pas été inquiété par le contrôleur, je lui ai demandé pourquoi il y avait, visiblement, deux poids et deux mesures). Et encore, j'ai vu pire... mais cela est un tout autre problème.

Comment débuter ? Peut-être par la question épineuse des "trains autorisés" et des trains "non autorisés". Il faut savoir que la SNCF ne considère pas les vélos non démontés et non rangés dans une housse spéciale comme un bagage à main. Ce qui, au passage, me semble soulever un point de droit : certaines malles ou valises, voire certains accessoires sportifs (skis, arcs, et même... delta-planes dans leur housse -si, si, j'en ai vu dans le train !) sont, il faut bien le reconnaître, bien plus volumineux qu'une bicyclette, mais sont, selon le règlement, des bagages. Passons, mais il faudrait peut-être un jour éclaircir ce distingo obscur, rendu encore plus confus par la SNCF qui parle sur les quais lors de l'entrée du train en gare (via sa speakerine de synthèse) de "train acceptant les bicyclettes en bagage à main".

Ces trains "autorisés" sont donc dotés d'un pictogramme ad hoc mais seulement sur la grande feuille jaune affichée dans les halls de nos gares préférées. En revanche, sur le luxueux -et payé par le contribuable languedocien- Guide Régional des Transports, aucune information sur ce sujet. En fait, il n'y en a quasiment plus, et en tout cas pas aux heures utiles pour se rendre au travail.

Pour aller à Nîmes le matin, le premier train "autorisé" est à... 12 h 06 ! Pour rentrer de Nîmes le soir, rien avant... 18 h 26 ! Et c'est un TER qui ne roule qu'en semaine. Et qui fait le trajet en 45 minutes, car il dessert tous les villages (bon, il en faut bien). Ou alors il faut finir sa journée de travail à 15 h 30 pour le train de 15 h 45. Même avec les progrès liés à l'ARTT, c'est improbable... Le TER de 16 h 38 est supprimé un jour sur deux quand il n'a pas deux heures de retard (c'est normal, il se forme à Nîmes) et les deux trains les plus fréquentés par les masses laborieuses de commuters, quittant respectivement Nîmes à 17 h 36 et 17 h 46, bien que TER, sont interdits aux vélos...

Ces fameux TER, Trains Express Régionaux (ou Trains En Retard, c'est selon l'humeur du moment) sont pour la plupart dotés d'un minuscule fourgon pourvu de 3 crochets à vélos ; mais si votre train n'est pas "autorisé" il faut négocier serré ; certains sont encore composés de voitures banlieue de type DEV des années 1950 (à roues carrées et portes si dangereuses qu'elles peuvent s'ouvrir en marche. Mais après l'accident de l'année dernière entre Chaumont et Troyes, le pédégé de la SNCF a dit que ces voitures n'étaient qu'exceptionnellement remises en service... bon, il ne doit pas venir souvent en Languedoc-Roussillon !) dans lesquelles rien n'est prévu pour les vélos : débrouillez-vous ! En général, on y arrive, mais c'est un peu sportif. Se pose également la question du statut de la rame : "autorisée", c'est tout bon, sinon tremblez jeunes gens.

Récemment, des Régions (dont la Nôtre, amen) ont racheté à la SNCF des voitures Corail réformées et les ont redécorées et réaménagées avec, pour chaque voiture, un râtelier de 3 crochets. C'est bien, le problème c'est que ces voitures forment souvent des rames TER "non autorisées" et qu'il faut négocier etc. Il n'est pas dit clairement que les vélos sont systématiquement acceptés dans les voitures équipées ! ! ! En revanche le contraire vous est toujours explicitement rappelé, carnet à souches à la main...

Pour ne pas me faire délester de 200 F, toute discussion intelligente et argumentée étant apparemment impossible avec le contrôleur, j'ai préféré, un soir de l'hiver 1997, descendre à Lunel et finir en vélo jusqu'à Montpellier... alors que le train était quasiment vide et que mon vélo était sagement rangé sur la dernière plate-forme de la dernière voiture !

Concernant les trains Grandes Lignes, alors là c'est très simple, c'est interdit dans tous ceux qui passent par chez nous ! Le dernier à faire de la résistance était le Marseille-Bordeaux qui passe à Nîmes à 18 h 20, mais depuis le changement de service de l'hiver 1998, c'est fini, on ferme (la porte du fourgon). Mais comme la voiture fourgon est toujours dans la rame, ça peut encore marcher si le contrôleur n'a pas oublié que les usagers du service public de transport ferroviaire ne sont pas tous des délinquants.

D'ailleurs, profitons-en pour rappeler que certains usagers rapportent même 500 F par mois, 11 mois sur douze et pendant de nombreuses années à la SNCF, mais personne n'a l'air d'y penser. Pour la SNCF, (qui ne transporte que 5 % des voyageurs se déplaçant par voie terrestre sur le territoire métropolitain, ce qui doit expliquer l'ardeur qu'elle met à les décourager) l'abonné de travail est considéré comme un mouton comme les autres, mais à tête noire, et l'abonné de travail cycliste, une sorte de créature maléfique à éliminer du paysage.

Les TGV, pas la peine d'en parler (accès interdit avec un abonnement de travail, avec un vélo, fusillé à l'aube). Tarif : 50 F de majoration sur le billet pour une vitesse identique sur voie classique entre Montpellier et Nîmes, 1 housse à 700 F et deux heures de boulot pour démonter et remonter le vélo, sans compter le flacon de détachant.

Donc on laisse tomber ce fleuron de la technologie ferroviaire française, réservé à " une certaine catégorie d'usagers ayant réservé leur place".

Avec la mise en service de la ligne nouvelle TGV Méditerranée jusqu'à Nîmes en juin 2001, pas mal de TER et de trains grandes lignes vont disparaître pour laisser des créneaux de circulation aux TGV, ça ne va pas être triste.

En juin 2000 l'excellente revue Le Cycle s'est fait l'écho de ce problème et a annoncé que les cogitateurs de la SNCF se rendaient compte qu'il y avait comme un malaise, au vu des algarades de plus en plus nombreuses entre contrôleurs et usagers en vélo. Il semblerait que l'objectif de la Grande Maison soit d'équiper tous les trains de râteliers (mais sûrement toujours limités à trois places) d'ici à fin 2002.

Pour mémoire, rappelons qu'en Allemagne ou en Suisse (mais la Suisse est un mauvais exemple, c'est un pays de fous où il n'y a que des trains et pas -encore- de camions) on peut mettre son vélo sans problème dans la plupart des trains, et qu'on peut en mettre plus de 3, certaines voitures ayant été délestées de leurs sièges et un immense logo représentant un vélo peint sur la carrosserie (en France, il faut une loupe pour voir le logo dans un cartouche sous l'indication " 2ème classe ", près de la porte ; et encore, quand le train n'est pas " tagué" ).

Voilà l'état actuel de la situation, qui tient plus du système D et de l'improvisation totale que d'une réelle volonté de codifier et d'organiser ce mode de transport combiné qui présente indubitablement de nombreux avantages :

Mais encore une fois, les adeptes de cette solution passent pour de doux dingues, ce qui est navrant et en dit long sur les mentalités d'aujourd'hui.

Il y a du pain sur la planche pour faire évoluer les choses dans le bon sens et ce sujet n'intéresse visiblement pas les médias : j'avais interpellé l'an dernier, à l'occasion de la journée Sans ma Voiture, des journalistes de France 3 Sud en goguette à la gare de Montpellier : j'avais causé dans la Betacam mais je n'ai jamais vu ce sujet dans l'étrange lucarne.

Souhaitons qu'un jour cette question soit enfin prise au sérieux ; la voie associative pourrait être plus porteuse que les revendications individuelles, souvent peu étudiées par la SNCF : " Nous regrettons le désagrément que vous avez subi, bla bla bla...Les contrôleurs du train Untel qui vous ont empêché par la force de monter à bord avec votre vélo en gare de Nîmes alors que ce train accepte les vélos en bagage à main feront un stage " Accueil Relationnel Clientèle " bla bla bla, etc. " (Histoire vraie, vécue par l'auteur de ces lignes en 1997 sur le train Grandes Lignes Marseille Bordeaux au temps ou il était encore " autorisé " ).

Conclusion : il est nécessaire d'espérer pour entreprendre, mais pas de réussir pour persévérer !

PS du 25 septembre 2000 : ce matin, 5 vélos à destination de Nîmes dans la voiture de tête (voiture Corail dotée d'un très grand fourgon muni de crochets) du Toulouse-Lyon (départ de Montpellier à 8 h 15). Au départ de Montpellier, un contrôleur refuse d'ouvrir le fourgon. Les vélos stationnent donc dans le couloir, gênant les autres voyageurs, et ce jusqu'à... Saint-Césaire (banlieue de Nîmes) où un autre contrôleur vient enfin ouvrir ledit fourgon. Sans commentaires...

Nicolas DOUEZ



haut Réaménager l'aqueduc Saint-Clément en itinéraire cyclable ?

Le chemin de l'ancien aqueduc Saint-Clément traverse Montpellier, du Nord-Ouest vers le centre. Certaines sections sont dans un état déplorable, notamment aux alentours de la rue Las Sorbes, et sont réputées pour être "mal" fréquentées. Malheureusement le chemin est difficilement praticable à vélo. Déjà il faut au moins un VTT car il est très accidenté, les rares parties bitumées sont dotées d'énormes fissures. En bref, le tout n'a pas du être entretenu depuis 10 ans. Ensuite, des barrières rendent l'accès difficile --- on comprend que les riverains n'aient pas envie d'écouter les scooters et mobylettes pétaradants traverser. Cependant si la mairie aménageait correctement ce chemin, pour le rendre cyclable (tout en restant fréquentable pour les piétons --- qui la plupart du temps promènent leur chien ou font du jogging), en le nettoyant des détritus divers, en réparant et améliorant l'éclairage, en le balisant, il deviendrait agréable, et permettrait aux cyclistes d'avoir une jonction centre - nord-ouest isolée des automobiles, que les enfants pourraient aussi fréquenter (le chemin est quand même traversé a quelques reprises par des rues... il faut donc sécuriser ces jonctions). De plus, en en augmentant la fréquentation par des cyclistes, qui comme chacun le sait, sont des gens "bien" (humour) l'insécurité percue diminuerait. Le seul hic : comment laisser passer les vélos tout en empêchant les deux roues motorisés de détruire la tranquilité du quartier ? Le tracé du chemin étant de toute façon sinueux, la vitesse y est limitée. Des barrières pas trop dures pour les vélos pourraient être installées. Une idée : pourquoi ne pas installer une boucle a induction, qui serait réglée de façon à se déclencher en présence de masses métalliques suffisamment importantes pour ignorer les vélos mais attrapper les scooters et autres engins à moteur à explosion, et qui provoquerait la levée de barrières, franchissables à pied, mais qui nécessiterait aux deux-roues de s'arrêter et de passer au-dessus, ce qui est faisable à vélo en cas de déclenchement erroné mais pour le moins ennuyeux quand on a un scooter ou une mobylettet qui pèse bien plus lourd ?



haut Faut-il attendre qu'il y ait des morts rue Saint-Jaumes ?

La rue du Faubourg Saint-Jaumes, qui longe le jardin des Plantes, descendant du boulevad Henri IV jusqu'à Père Soulas, était une 2 voies dont la voie descendante était un couloir bus. Ce couloir bus a été transformé en une bande cyclable 2 voies, augmentant notablement la connexité du réseau cyclable. Bien que la voie réservée aux véhicules motorisés soit séparée de la voie cyclable par une ligne blanche continue et donc infranchissable, nous constatons en permanence des infractions sur cette voie.

Il s'agit essentiellement de motocyclettes empruntant la bande cyclable pour doubler la file de voitures. Parfois il arrive que des voitures pressées du type "tuning" l'empruntent également en voie montante. Un de nos membres a été témoin d'une voiture descendant la bande cyclable, racourcissant ainsi considérablement son chemin et l'espérance de vie des cyclistes empruntant la voie. Bien que plus rares, des scooters descendent aussi régulièrement la bande. Il s'agit même parfois d'agents de la police municipale.

C'est particulièrement dangereux, parce que :

  1. Les trottoirs étant étroits, les piétons débordent très fréquemment sur la bande cyclable descendante.
  2. La rue étant en pente, les vélos dévalent à toute vitesse, mais s'écartent du trottoir car il y a des piétons.
  3. Pour les mêmes raisons les scooters qui descendent empruntent la bande cyclable montante.
  4. Les motos qui montent doublent très souvent la file de voitures en prenant la bande cyclable à gauche.
  5. La rue étant courbée et longée des deux côtés par des bâtiments, la visibilité est très mauvaise.

Les risques sont donc importants. L'installation de cette bande a du demander un certain courage à la Mairie, que nous félicitons. Mais nous demandons des aménagements complémentaires pour empêcher l'utilisation, extrêmement dangereuse, de cette bande par les véhicules motorisés.

Enervés nous tentons parfois de bloquer le passage à ces véhicules à moteur à explosion avec notre vélo et d'expliquer à leur conducteurs que la voie cyclable est réservée aux bicyclettes. Beaucoup ne semblent pas connaître le code de la route et affirment qu'elle est autorisée aux "deux-roues", terme générique qui engloberait aussi bien les vélos de course que les rouleaux-compresseurs ou les Harley Davidson.

Or l'article R190 du code de la route précise bien que les bandes et pistes cyclables sont exlclusivement réservées aux bicycles et tricycles, et éventuellement aux cyclomoteurs en cas de dérogation par le préfet. Ils sont donc interdits aux voitures, motocyclettes et scooters.

Nous avons fait un comptage ponctuel, le Samedi 17 Juin, entre 17h53 et 18h47 (soit 54 minutes).
Type de véhiculeVoie empruntéeSensDensité en véhicules par heure
4 roues <= 5000 kgVoie montanteMontée374
> 5000 kgVoie montanteMontée7
2 roues motorisésVoie montanteMontée13
VélosBande cyclable montanteMontée14
VélosBande cyclable descendanteDescente6
VélosVoie montanteMontée1
4 roues <= 5000 kgBande cyclableMontée1
2 roues motorisésBande cyclableMontée6
2 roues motorisésBande cyclableDescente3



haut Parking vélos de la gare routière

Peut être savez vous qu'on peut confier son vélo à garder sur le parking de la gare routière ? Je viens de l'utiliser pour 3 jours, prenant le train et en voici mes commentaires :

  1. Horaires d'ouverture : Très larges, vraiment pratiques.
  2. Le prix : c'est 5F par jour. on peut reprendre et laisser son vélo autant de fois qu'on veut dans la même journée pour le même prix. Je regrette l'absence de tarif dégressif, si l'on laisse le vélo plusieurs jours, en ajoutant aussi le prix des nuits (5F), cela fait un peu cher.
  3. Une remarque toute personnelle : pour m'y rendre, je n'avais pas pris la peine d'attacher mon sac à dos (volumineux) sur le porte bagages, et j'ai pu constater qu'ainsi chargée en ville, ma conduite érait celle d'une débutante !! J'ai donc roulé bien lentement. A éviter donc. Je n'avais pas non plus pensé à m'alléger du poids de l'antivol, inutile ici.

Enfin, au retour, j'étais bien contente de retrouver mon vélo - après 3 jours de "sevrage" - dès la descente du train ... mais on est vite "remis dans le bain" car dès que l'on sort du parking des cars, on est emporté dans un flot de voitures.

En conclusion, ce service municipal est tout à fait utile et satisfaisant. je leur suggérerai le tarif dégressif.



haut Priorité à droite inopportune

Lu dans Midi-Libre du 6 Mai 2000

Sous le titre "Assas- Pere Soulas : fin d'une sale priorité", la ville se propose de transformer un croisement en rond-point. Jusque là rien d'anormal. Les piétons et les vélos comprendront que les voitures sont les reines, et ils auront encore plus de mal à traverser ce croisement à seulement 3 branches transformé en rond-point de 17 mètres de diamètre.

Là où ça se gâte c'est quand on apprend dans ce papier que ce carrefour était périlleux -- pour les voitures s'entend -- à cause d'une "priorité à droite, aussi soudaine et inhabituelle qu'inopportune et mal indiquée". Effectivement, la priorité à droite en ville est inopportune quand personne ne la respecte. On va donc habituer les automobilistes à l'idée qu'il existe des voies sans priorité à droite inopportune.

Quelle violence routière que celle d'une ville à 2×2 voies prioritaires. Un sacré coup d'accélérateur en perspective. Mais quelle est la place des piétons et des cycles dans ce schéma dépassé?



haut Avenue Pierre Mendès France : 16,70 MF

Lu dans Midi-Libre du 7 Mai 2000

Sous le titre "Mendès-France: la fin d'un siphon", l'article nous apprend que le "coût de cette réalisation d'envergure est de 16,70MF" assumé à 60% par le département et à 40% par la ville".

Le coût de cet aménagement permettrait de construire environ 25% des aménagementc cyclables de la ville de Montpellier (cf. argumentaire du n° 7 du bulletin). Or, d'après l'article "Cet axe essentiel dans le plan d'organisation des ceintures de la ville devrait permettre de gommer l'effet d'étranglement observé sur une centaine de mètres, les jours de grande circulation."

Il semble que l'argument justifiant cet aménagement est assez malhonnête : On ne construit pas une 2x2 voies pour améliorer l'espace de stockage des voitures qui doivent de toutes façons attendre au feu. Par contre, quand la circulation n'est pas bouchée, cette 2×2 voies limitée à 70 puis 50 km/h accroit la vitesse des voitures qui approche plus les 130 km/h. C'est un pousse au crime (délit de grande vitesse) en ces temps de lutte contre la violence routière. On aimerait l'avis du ministère des transports et de la délégation à la sécurite routière sur ce type d'aménagement.



haut Manifestation le 3 Mai pour la sécurité routière, pourquoi ?

En nous déplaçant à vélo, nous choisissons le mode de transport de loin le plus efficace en milieu urbain. C'est aussi un moyen de transport convivial et respectueux de l'environnement.

En tant que cyclistes urbains, nous sommes attachés à entretenir de bonnes relations, dans le respect de l'indépendance de chacun, (d'accord, c'est de la langue de bois, il en faut bien de temps en temps) avec d'autres Associations qui œuvrent elles aussi pour une ville qui ne soit pas dominée par la soi-disant "civilisation" automobile et sa sauvagerie. Parmi celles-ci se trouvent les associations qui s'occupent de la la sécurité routière. Il y en a principalement deux en France et dans notre région, la Prévention Routière et la Ligue Contre la Violence Routière (L.C.V.R.). La Prévention Routière nous inspire les plus grandes réticences. Ce sont des gens qui n'ont apparemment pas compris qu'il y a d'autres moyens de se déplacer que l'automobile ou le deux roues moteur.

La LCVR n'a pas ce défaut. Elle vient de publier une brochure sur les pistes cyclables qui, même si on peut lui reprocher d'ignorer le gros travail du mouvement cycliste urbain sur le sujet, est très bien faite, et montre une position très ouverte sur des questions comme la cohabitation piétonscyclistes ou l'utilisation par les cyclistes des voies de bus. De plus, elle a des positions offensives et courageuses sur les deux fléaux de la circulation automobile que sont les excès de vitesse et l'alcoolisme au volant.

Nous vous appelons donc à retenir dès maintenant la date du Mercredi 3 Mai. La LCVR organise, à 14h30, à partir du Peyrou, une manifestation pour la Sécurité routière à laquelle nous apportons notre soutien.

Il faut savoir (on en parle fort peu) que l'an 2000 est pour l'ONU et les ONG l'année de la Sécurité Routière, et que celle-ci a été déclarée par le gouvernement français - mais avec discrétion semble-t-il !- grande cause nationale, et que la première semaine de Mai est prévue pour en être un temps fort (encore de la langue de bois).



haut Pétition à la fac des sciences pour des parkings vélos

Nous avons lancé le 5 Avril une pétition pour demander l'installation d'arceaux afin de permettre aux cyclistes du campus de l'Université Montpellier II d'attacher leurs vélos de façon convenable, et à proximité des lieux qu'ils fréquentes (amphis, bibliothèques, cafétéria, salles informatiques, bureaux...).

Le texte de la pétition est:

Nous demandons:

Les signatures récoltées seront envoyées avec la lettre ci-jointe au Président.

Le texte de la lettre jointe est:

Monsieur le Président,

Nous sommes étudiants, enseignants ou personnel administratif ou technique à l'université, au campus principal. Chaque jour nous venons au campus et nous nous y déplaçons à vélo, sans créer de désagréments pour personne, que ce soit du bruit, des rejets toxiques ou un danger quelconque.

Cependant nous avons les plus grandes difficultés à attacher nos vélos sur le campus. En effet, les emplacements existants sont :

Nous sommes donc contraints d'attacher nos vélos un peu partout : aux rampes d'escalier, aux poutres, aux grilles ou, en dernière solution, aux arbres.

Divers comptages indiquent 1/7ème de cyclistes chez les étudiants et 1/10ème dans le corps enseignant.

Nous nous permettons donc de vous adresser la pétition ci-jointe en vous priant de faire installer des arceaux en nombre suffisant et et avec une distribution adaptée. Nous pensons que 00$ places constitue un minimum.

Nous vous demandons aussi de faire modifier certains aménagements destinés à contrôler le trafic motorisé (chaînes, barrières) de façon à faciliter la circulation des vélos.

Nous restons à votre entière disposition pour fournir des précisions sur les aménagements souhaités.

Avec l'expression de nos sentiments distingués
Pour l'association Vélocité
Le président, Jacques Lafontaine.



haut Compte-rendu de la manifestation rue Saint Vincent de Paul

Nous étions une vingtaine de cyclistes à nous rassembler devant l'école Sainte Odile, à l'heure de la sortie des classes (16h30), sur la piste cyclable de la rue Saint Vincent de Paul (tout près de la Croix de Boutonnet). Etaient présents, mis à part les habitués de Vélocité, le vice-président du Conseil Régional (Vert et à vélo), quatre membres de l'association "Chiche!" (voir altern.org/chiche/) festifs et peints en rouge-vert, trois policiers municipaux et des journalistes. Malgré la présence de tout ce monde des parents d'élèves ont eu le toupet de se garer sur la piste cyclable ; il leur a donc été expliqué que ce n'était pas bien et qu'ils mettaient les cyclistes en danger (la réponse étant évidemment "juste pour cinq minutes !") auquel il a été finement rétorqué qu'il suffisait de deux secondes pour écraser un cycliste. Certains parents, coriaces, n'ont pas voulu quitter la piste, et nous les avons encerclé avec nos vélos le temps que photographes et caméraman prennent des images et qu'un agent municipal les interroge. En dépit de nos encouragements (on scandait "neuf cent francs ! neuf cent francs !" --- Frêche avait dit que l'amende pour le stationnement sur les pistes serait de 900F) les agents ont jugé bon, après les avoir avertis, de laisser partir les parents en infraction. Certains parents ont vivement critiqué la disposition de la piste cyclable et des parkings (payants), ils n'ont pas complètement tort (les voitures doivent traverser la piste pour atteindre le parking... qui est payant (1F de l'heure)) mais il faut savoir que pour aller de Boutonnet au quartier Nord il n'y a pas trente-six solutions. La manifestation s'est dispersée vers 17h15, après qu'un inspecteur des Renseignements Généraux nous ait donné quelques conseils pour la manif (...); il a notamment fait remarquer que nous n'avions pas de banderole, ce dont nous prenons acte. Bien entendu nous avons distribué des tracts aux passants; ceux qui passaient en vélo ont eu droit à des applaudissements et les quelques deux-roues motorisés qui ont pris la piste cyclable se sont fait huer.



haut Stationnement sur les pistes cyclables

Les articles suivants sont reprises du bulletin numéro 6 (Février 2000)

Stationnement sur les pistes cyclables: nous souhaitons insister sur ce sujet, et, en préparation d'une action contre cet envahissement dangereux des automobiles, (voir la page contacts) nous vous livrons quelques réflexions :

Courrier d'un automobiliste dans le Midi Libre, les réactions.

Lettre d'un automobiliste publiée en page 2 du Midi Libre le 27 Novembre 1999
Lettre ouverte au commissaire

J'ai été verbalisé pour stationnement irrégulier en haut de la route de Mende, près de la petite entrée nord du campus de Paul-Valéry. J'ai eu droit au tarif de 250F que le fonctionnaire a cru bon de réécrire à la main à l'emplacement du timbre fiscal... M'efforçant d'être bon citoyen, j'assume la responsabilité de mes "fautes": la loi est la loi!

Mais si le citoyen a le devoir d'assumer ses responsabilités, il a aussi le droit d'exprimer ce qu'il peut ressentir face à un acharnement répressif quelque peu déraisonnable. Il y avait au moins 50 voitures en infraction à une heure de grande affluence à la faculté, toutes sagement rangées en bordure de voie, certes gênantes pour la piste cyclable peu fréquentée qui s'y trouve mais ne créant aucune perturbation pour l'ensemble de la circulation.

N'étant pas -sur cet emplacement- récidiviste, j'estime qu'une amende au montant plus raisonnable de 75F eût été une sanction suffisante de mon infraction.

Il est permis de penser que l'énergie déployée par les agents à traquer les peccadilles des honnêtes gens trouverait un emploi plus juste et plus utile à courir après les voleurs, tagueurs et autres vandales qui dévastent certaines aires de stationnement. Il entre je crois dans la mission des représentants de l'ordre de protéger le citoyen en même temps que de le sanctionner.

Fin de citation. Ayant trouvé cette lettre extrêmement pédagogique je (le rédacteur) l'ai publiée dans la liste électronique des adhérents de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette à laquelle VéloCité est affiliée). En effet, il me semble que cet automobiliste est de bonne foi et ne se rend absolument pas compte des dangers qu'il fait courir aux cyclistes.

2. La réponse de VéloCité Languedoc

Envoyée par J. Lafontaine au Midi Libre et non encore publiée

Le Midi Libre du 27/11, dans la rubrique votre lettre, a publié le courrier d'un lecteur s'estimant victime d'"un acharnement répressif quelque peu déraisonnable" pour avoir été verbalisé, à hauteur de 250F, après avoir stationné sur une "piste cyclable peu fréquentée". C'est un témoignage exemplaire de l'attitude de beaucoup d'automobilistes, qui s'imaginent --- en toute bonne fois, hélas --- les seuls usagers de la voirie. En paraphrasant cet automobiliste qui n'a vraiment pas conscience des conséquences de ses actes, on pourrait adapter son "raisonnement" aux voitures garées sur les trottoirs en disant : sagement rangées sur le trottoir, certes gênantes pour les peu nombreux piétons qui y circulent, mais ne créant aucune perturbation pour l'ensemble de la circulation.

Passons sur la piste "peu fréquentée". Des pointages de l'association Vélocité et du Guepe (Groupement Universitaire pour l'Etude de l'Environnement) font apparaître, 15 % de cyclistes chez les étudiants, 10 % dans le corps enseignant à l'Université. Ces chiffres sont justifient largement l'existence de pistes cyclables, en particulier dans ce quartier étudiant. Mais lorsqu'un "bon citoyen" se trouve empêché de sortir d'un garage par une autre voiture en stationnement, se console-t-il en se disant que cette sortie de garage est "peu fréquentée"? (deux fois par jour seulement dans le cas de nombreux garages privés). Non, il appelle le commissariat pour demander l'enlèvement de la voiture gênante. Et on n'ose pas imaginer la fureur du "bon citoyen" s'il s'agissait d'un groupe de vélos stationné devant sa porte!

Il existe de nombreuses rues "peu fréquentées". Les automobilistes se garent-ils en travers de ces voies?

Le stationnement sur une piste cyclable n'est pas une peccadille : il oblige les cyclistes à des écarts dangereux pour leur sécurité. De nombreux Montpelliérains, qui souhaiteraient utiliser ce moyen de transport rapide et propre qu'est le vélo, en sont dissuadés par un sentiment d'insécurité, entretenu notamment par le fait que le stationnement sauvage des voitures rend les pistes cyclables inutilisables. Elles seraient davantage fréquentées si elles étaient respectées. Nous tombons d'accord avec ce lecteur sur un point: il n'est pas juste qu'au moins 50 voitures stationnent, chaque jour, sans être sanctionnées, sur une piste cyclable. Nous souhaitons que le stationnement sur les pistes cyclables, comme sur les couloirs d'autobus, les trottoirs, les passages piétons, les emplacements pour handicapés, soit sanctionné systématiquement. Cette lettre prouve que 250F semble le minimum pour faire prendre conscience aux automobilistes que cette faute n'est pas, comme vous la nommez, une "peccadille". Le Maire de Montpellier avait dit haut et fort que cette amende serait de 900 F, votre correspondant peut donc s'estimer heureux.

3. Toujours ce stationnement dans les pistes cyclables

Une lettre envoyée par J.F. Vilarem et publiée dans Midi Libre et la Gazette.

Pour des raisons de rapidité, et de parking assuré, je me déplace uniquement à vélo dans Montpellier et ceci depuis plusieurs années. Je me permets de vous signaler une difficulté à laquelle je me trouve confronté depuis peu.

Des automobilistes, de plus en plus nombreux, utilisent les pistes réservées aux vélos comme places de parking. Je suppose que le manque de places de parking pour les voitures est l'une des raisons. Mais il n'y a pas de solution magique dans une ville dont la surgace n'augmente pas. La tendance est au partage de la voirie entre les voitures, et deux roues motorisés d'une part et les transports en communs, les vélos et les piétons, en augmentant la part de ces derniers.

Reste un problème dont les automobilistes n'ont pas conscience : En stationnant dans les pistes cyclables, ils mettent en danger la vie des cyclistes qui sont obligés de faire un écart pour s'insérer dans le flot de la circulation rapide. On remarque une tendance très nette au stationnement anarchique à proximité des écoles lors des heures d'entrées ou sorties de classe.

Mais il y a pire : Comme les automobilistes ne comprennent pas la répression (contravention à 75F pour une journée de parking sur une piste), la mairie a pris des dispositions préventives en séparant certaines portions de pistes cyclables de la voie réservée aux voitures par une bordure en ciment en principe infranchissable par les voitures. Certains automobilistes inconscients arrivent tout de même à stationner et bloquent la piste comme dans le Boulevard Renouvier. Les malheureux cyclistes doivent alors s'arrêter pour tenter de passer leur vélo et son chargement par dessus cette bordure, dans la voie où les voitures circulent à vive allure.

Je souhaiterais que vous vous fassiez l'écho des dangers que font courir ces comportements irresponsables aux malheureux cyclistes.

4. Du vécu : danger sur la piste, ou la folie des automobilistes est sans limite.

Une lettre de Stéphane Ribaut

Attention la voie cyclable de l'avenue du Faubourg St Jaumes n'est pas aussi tranquille qu'elle paraît. Cette piste est à double sens pour les vélos, et longe le Jardin des Plantes. Dure à monter, elle permet de doubler les voitures engluées dans un bouchon. La descente est un régal, à condition d'avoir de bons freins ! Mais il faut lancer un cri d'alarme : les automobilistes ont un comportement dangereux voire assassin.

Je ne peux m'empêcher de terminer cet article en citant les motos ou deux-roues motorisés qui empruntent ces voies cyclables. Dommage.

NDLR. Ces comportements sont irresponsables, et, si vous le pouvez il faut vous y opposer calmement. On arrête son vélo en travers de la piste cyclable, et on demande à l'automobiliste ou au motard de regagner sa voie. Pas toujours facile devant le 4x4 de « mon beauf » et ses 2 grammes d'alcool dans le sang.



haut Vols de vélos à la fac des sciences

Il s'agit du contenu d'une affiche destinée à la faculté des sciences.

Des individus armés de pinces monseigneur ingénieusement dissimulées dans des étuis de raquettes de tennis s'amusent à découper les antivols constitués d'un simple câble métallique (de 4 à 8 mm d'épaisseur, entouré d'une gaine plastique), afin de s'emparer des vélos ainsi détachés. Plusieurs dizaines des cas ont été recensés !

Nous vous recommandons:

Si néanmoins vous vous faites piquer votre vélo, signalez-le nous ! (par courrier électronique, par exemple).

Appuyez-nous pour demander à la présidence des arceaux et des parcs à vélos sur le campus.



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