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Rappel : L'élaboration d'un Plan de Déplacement Urbain (PDU) a été rendu obligatoire par la loi sur l'air pour les villes de plus de 100000 habitants. Le délai fixé par la loi au 1er janvier 2000 a été prolongé.
Le PDU est un outil de planification, défini pour une période de 10 ans environ. Il a pour objectif de coordonner les modes de déplacement et de promouvoir les modes les moins polluants. Ses orientations doivent porter sur les points suivants :
Six personnes présentes de Vélocité, 200 (?) dans la salle.
Monologue de Frêche, en tant que Maire de Montpellier et Président du District.
Ensuite, le premier adjoint à la mairie (R. Dugrand) parle enfin (rapidement) du PDU: il va falloir choisir entre différents scénarios (orienté transports en communs, minimaliste ou maximaliste,...). Certains seront consultés de droit (ex: la DDE, le préfet...), et d'autres le seront à leur demande (il cite la CCI, Vélocité, et la Ligue Contre la Violence Routière).
Enfin, une personne du bureau d'étude, (professeur de Géographie à la fac?) qui fait le "diagnostic" en vue du PDU présente son dossier. C'est un technocrate odieux, qui fait une présentation technocratique (projection à l'ordinateur avec des animations), utilise un charabia infâme et des outils douteux (on sépare la zone d'étude en 11 zones radiales autour de Montpellier, ce qui permet (?) de mieux comprendre), tout ça pour enfoncer des portes ouvertes: les habitants des villages dortoirs viennent travailler à Montpellier, les déplacements se font le long des grands axes, beaucoup vers Montpellier, mais aussi entre villes voisines. Et puis, le dossier fait 200 pages, il est très compliqué, vous ne pouvez pas comprendre. Au bout d'une heure, il a terminé, et il ne reste presque plus personne dans la salle.
La réunion de concertation s'est donc terminée, après deux monologues inintéressants. Impression d'ensemble:
6 lignes sur le « réseau piétonnier ... connecté
aux parkings du centre ville » Encore le rêve du technocrate
: connecter les voies piétonnes aux parkings. En fait, pour lui,
un piéton est un nécessairement automobiliste. Même
remarque que pour les vélos : cette partie ne concerne que les voies
piétonnes de Montpellier et non celles de l'aire d'étude.
Résumé des épisodes précédents : Un rond-point pharaonique a été construit au Nord de Montpellier et praticable pour les voitures depuis Juin 98. Aucun aménagement cycliste sérieux n'ayant été réalisé, un jeune cycliste a été tué en Septembre 98 sur ce rond-point. Nous avons manifesté, communiqué, et par la suite rencontré les services responsables en Janvier 99. Les aménagements prévus pour les cyclistes : pistes, protection lors des traversées, fléchages, raccordements aux pistes de la Mairie ont été discutés.
Mieux, nous avons reçu le 12 Février 99, une lettre du Président du Conseil Général annonçant la fin des travaux d'aménagements cyclables pour la fin Mai 99. Depuis, rien. Les aménagements pour les voitures vont bien, merci.
La rentrée des étudiants est en cours : de nombreux cyclistes vont traverser ce carrefour, et il y aura peut-être encore des accidents. Qui sera responsable et coupable ?
Nous avons alors publié une lettre ouverte pour stigmatiser l'attitude du Conseil Général. (le texte ici).
Cette lettre a eu un écho dans l'édition du 8 Octobre 1999 du Midi Libre (le texte ici).
La riposte du Conseil Général a été fulgurante : apposition d'un panneau annonçant l'aménagement du carrefour. Efffectivement de travaux sont en cours : plantation de palmiers, aménagement de bacs à fleurs sur les trottoirs initialement prévus pour les embryons de pistes cyclables.
Ce comportement serait risible, s'il n'y avait la vie de cyclistes et piétons en jeu. Nous souhaitons que tous ceux qui soutiennent notre cause fassent savoir aux élus du Conseil Général, qu'ils sont responsables de cette situation. Messieurs les Conseillers, attendez-vous d'autres accidents pour vous manifester?
Ce rond-point pharaonique, sur la route de Ganges, a pour but de permettre l'augmentation des déplacements en voiture entre Montpellier et le nord (en soit, c'est une catastrophe pour les vélos). En théorie, tout est prévu pour les vélos (le plan des pistes cyclables est même globalement satisfaisant). Malheureusement, si le rond-point a été achevé en catastrophe pour la coupe du monde de foot (en juin 98), l'été 99 approche sans que les pistes cyclables n'aient été faites!!
Résultat prévisible, le 28 septembre 1998, un cycliste a été tué, renversé par un camion, qui a pris la fuite. La victime était un étudiant de la faculté d'informatique tout voisine (le LIRMM). Il était donc normal qu'il passe au carrefour de la Lyre (apparemment pour aller au supermarché le plus proche). Originaire du Tarn, il n'a eu le temps de suivre qu'un jour de cours à Montpellier.
Vélocité Languedoc a manifesté à cette occasion, amenant un coup de projecteur sur les abberrations nombreuses dans ce quartier. Le père de la victime, impressionné par la dangerosité des lieux, nous a apporté tout son soutien.
La ville de Montpellier a profité du nouveau carrefour pour élargir les pénétrantes: route de Ganges, puis avenue Charles Flahault. S'il y a quelques aménagements partiels sur l'avenue Charles Flahault (sur le trottoir pour libérer les 4 voies pour les voitures), rien n'existe sur la route de Ganges. Il faudra sans doute attendre l'achèvement du tramway pour avoir une piste sur une partie de la route de Ganges. Pourtant, il y a dors et déjà une 4 voies où il est courant de voir des voitures rouler à plus de 100km/h.
Début 1999, nous avons rencontré les techniciens du conseil général chargés du carrefour de la Lyre. Il apparait qu'une limitation budgétaire a empêché l'achèvement d'un lot de finition du carrefour. Dans ces finitions, outre l'éclairage public, se trouvaient les pistes cyclables!
Nous avons pu constater la bonne volonté des techniciens, qui cherchent réellement à résoudre les problèmes posés aux vélos par ce carrefour. Le plus incertain semble finalement être le balisage: vue la complexité du carrefour, et la différence entre les cheminements autos et vélos, il est crucial que chacun soit envoyé exactement là où il doit aller! Le cycliste mortellement accidenté en septembre 1998 aurait sans doute pu aller où il voulait (apparemment, au supermarché) en toute sécurité, en évitant le rond-point, s'il avait su où passer.
Par ailleurs, le futur gymnase risque de poser le problème des utilisateurs sortant par la sortie auto, et devant ensuite traverser plusieurs voies sans aucun feu rouge. Le problème risque d'ailleurs d'être encore plus grave pour les piétons que pour les cyclistes.
Une remarque: quand on construit des horreurs, pour ensuite tenter d'en réduire les effets néfastes, avec une bonne volonté mais sans moyens, il ne faut pas s'étonner de ne pas améliorer la situation!
Bilan en juin 1999: les pistes ne sont toujours pas faites! Pourquoi tant de retard?
Lors de la journée sans voitures, VéloCité a diffusé une lettre ouverte au Conseil Général dénonçant l'attitude du Conseil face à l'aménagement promis du carrefour de la Lyre. (Voir le feuilleton sur le site internet de l'Association). Cette lettre ouverte a été diffusée aux différentes instances de décision: mairies, Conseil Général, Conseil Régional, et aussi aux médias. Suite à cette diffusion Midi Libre, dans son édition du Vendredi 8 Octobre a publié dans sa rubrique « Au fil des rues » l'article suivant:
Carrefour de la lyre: « Vélo-cité » demande un aménagement cyclable
L'association de défense des usagers de la bicyclette « Vélo-cité » part en guerre contre la configuration actuelle du carrefour de la Lyre. Et plus particulièrement contre le conseil général chargé de l'aménagement du rond-point, qui n'aurait pas tenu ses engagements en matière de pistes cyclables.
« Vous nous annonciez l'achèvement des travaux concernant ces aménagements cyclables pour la fin mai 99. Si des travaux de réfection de trottoirs ont bien été effectués, à ce jour aucun aménagement cyclable n'a été réalisé » regrette la virulente association. « Seuls quelques panneaux bleus laissent croire aux automobilistes qu'il y a là des pistes cyclables. La réalité est tout autre : pour les deux roues le carrefour de la Lyre reste extrêmement dangereux. » écrit Vélo-cité dans une lettre ouverte adressée au président du conseil général. « La priorité donnée aux aménagements destinés aux voitures c'est aussi l'expression d'une volonté politique » conclut-elle.
Après la ville et son maire, finalement ralliés à la cause cyclable, la collectivité départementale est-elle la prochaine cible des usagers de la bicyclette ?
Vélocité Languedoc a manifesté à cette occasion, amenant un coup de projecteur sur les abberrations nombreuses dans ce quartier. Le père de la victime, impressionné par la dangerosité des lieux, nous a apporté tout son soutien.
Bilan en juin 1999: les pistes ne sont toujours pas faites ! Pourquoi tant de retard ?
Avec des travaux commencés en juin 1999, c'est le première marque visible de la nouvelle politique de la ville de Montpellier en faveur du vélo: ce sont les premiers travaux réalisés suite aux États-Généraux du vélo. Et c'est vraiment du bon travail.
Première surprise dès la passerelle des Barons de Casavettes, en bas d'Antigone: il y a maintenant des panneaux qui indiquent qu'on peut aller à vélo, soit aux plages, soit au centre-ville, soit à Odysseum (en effet, bien qu'Oddysseum soit toujours un projet dans les cartons de la mairie, la piste cyclable de la rue du Mondial 1998, elle, est en voie d'achèvement). Un gros effort de balisage a été fait sur tout le parcours.
Le passage sous le pont à Richter, en zone inondable, était devenu très acrobatique, voire dangereux, depuis la création du déversoir d'orage de Port-Marianne. Maintenant, c'est réparé, et le chemin sous le pont est refait en dur. Un panneau indique meme le risque en cas de fortes pluies. Par contre, en cas d'inondation, la traversée de la route semble encore difficile.
Depuis Port-Marianne jusqu'à l'autoroute, le chemin a été entièrement refait, et il est très beau. Meme Port-Marianne est presque beau, avec son nouveau jet d'eau, ses petits palmiers, et la réparation de l'allée en béton qui s'était effondrée au premier orage (!).
Rendu à l'autoroute, deux choix: soit continuer sur la berge, sur un chemin resté tel quel (la ville de Lattes n'a encore rien fait pour l'améliorer, mais peut-etre que l'exemple de Montpellier les fera changer d'avis), et non balisé. Ou alors prendre la nouvelle piste cyclable qui rejoint l'itinéraire cyclable de la route de Carnon.
Là, sur la route de Carnon (sur le domaine
départemental), encore des améliorations. Tout d'abord, le point
noir très dangereux au niveau des boites de nuit (Pincho-Pingo,
Palladium,...) a disparu grace à un nouveau giratoire. La route qui
bifurquait vers les boites et vers Lattes a été fermée et
transformée en piste cyclable double sens: impressionnant quand on
compare à la situation précédente! Le croisement se fait
maintenant à la sortie d'un giratoire de taille raisonnable.
Plus loin, la piste a été refaite à
neuf sur certaines portions. Surprenante, la nouvelle entrée d'un
hypermarché a été construite en préservant la
piste cyclable, qui passe dorénavant en goulotte (sans aucun virage)
à cet endroit. Superbe! J'espère que c'est l'hypermarché
qui a payé ça, et pas le département, tout de
meme.
Malheureusement, à partir des Cabanes de Pérols, on retrouve l'itinéraire comme avant, et donc franchement pas génial, et sans pistes cyclables. L'entrée à Carnon est toujours aussi difficile, en particulier.
En sens inverse, comme avant, la piste ne commence qu'après les Cabanes de Pérols, et l'accès en est toujours aussi dangereux, et difficile à comprendre. Il y a pourtant eu un mort à vélo (un cycliste qui ne roulait pas sur la piste... ce qui n'est pas si surprenant vu comment elle est au départ).
La principale différence, et c'est un grand progrès, est que l'on ne passe plus par la route de Boirargues pour rentrer à Montpellier. Là, la circulation était assez modérée en débit, mais très rapide. Au lieu de ça, on traverse la route de Carnon au niveau du nouveau giratoire (voir plus haut), et on reprend les nouvelles pistes (à double sens) décrites tout à l'heure. Un panneau envoie sur le chemin du bord du Lez.
Problème: la piste du début de la route de Carnon (Richter-giratoire) est fermée. La mairie annonce la fermeture au moins pour la durée des travaux à la ZAC Jacques Coeur (Port Marianne), donc pour longtemps (2 ans?). C'est en tous cas un problème sérieux, car on ne peut pas obliger tous les utilisateurs de la piste Montpellier-Carnon à passer par le bord du Lez (plus long, fréquenté par des piétons, avec des graviers inutilisables par les vélos de course; sans compter qu'en cas de pluie, non seulement le sol risque de se détremper, mais surtout le chemin passe dans le lit du Lez!!). En attendant la correction de cette erreur, "ceux qui connaissent" n'ont qu'à passer par dessus la motte de terre qui ferme l'ancienne piste, et mais dans le sens Carnon-Montpellier l'arrivée au rond-point Ernest-Granier (à Richter) est très délicate.
Concernant le vélo, la SNCF revient de loin: il y a encore quelques années, aucun parking à vélo n'existait dans les gares, et aucun train de grande ligne n'acceptait les vélos (sauf à payer un prix dissuasif). La situation a progressivement empiré, avec le remplacement de nombreux Corails par des TGV (interdits aux vélos, meme en payant cher). Le service marchandise, qui il y a 10 ans transportait un vélo dans toute la France en 2 jours, pour 20F, s'est transformé en un service lent (5 jours ouvrables, soit une semaine) et cher (150F), uniquement entre les grandes villes. Depuis 1 ou 2 ans, ça bouge heureusement!
Actuellement, une concertation a lieu entre diverses associations de cyclistes (dont la FUBicy au niveau national, voire l'ECF au niveau européen) pour faciliter l'utilisation du train par les cyclistes. C'est bien sur dans l'intéret de la SNCF d'attirer le maximum d'usagers: et généralement (hors voyages entre 2 grandes villes reliées par le TGV) il faut chercher ces usagers parmi ceux qui n'utilisent pas (ou pas trop) la voiture.
Il semble que la SNCF a peur d'etre encombrée par les vélos. Compréhensible, si un parc à vélo est tellement sur qu'on peut y rester des mois... Faudra-t-il concevoir des systèmes de parcs à durée limitée, voire de gardiennage payant pour les longues durées, ou autre? Impossible... sauf qu'il y a des parkings pour autos à coté de toutes les gares!
Pour les utilisateurs quotidiens, il est possible de laisser un vélo personnel en gardiennage chez Vill'à-Vélo. Intéressant si on arrive par le train, mais on est limité par les horaires d'ouverture (8h-19h, je crois), et le mois de fermeture annuelle en février.
Dernière solution: accrocher un vélo personnel là où on peut. Inconvénients: il est laissé à son triste sort loin de son propriétaire (risque de vol, difficultés en cas de problèmes techniques), il faut quand meme l'amener une fois (en voiture?). Sans compter qu'en-dehors des jours de travail, le vélo encombre inutilement!
Les trains Grandes Lignes qui prennent les vélos sans aucun démontage (vélos avec garde boue et porte bagages ) sont rares. Il existe le guide du train et du vélo il faut le demander au guichet et parfois insister pour l'avoir les gens des guichets ignorent parfois qu'il existe. Destinations possibles vers le sud à partir de Paris :
- Paris Angoulème Royan
- Paris Bordeaux Handaye
- Paris Limoges Toulouse
- Paris Clermont Ferrand Béziers
- Paris Valence Marseille
- Paris Marseille Nice
- Paris Valence Briançon
Pour nous autres Montpelliérains, le Rennes-Marseille (et retour) dessert de nombreuses gares dont Montpellier. Il prend gratuitement les vélos non démontés : il suffit de les hisser soi-même dans un fourgon spécial situé en tête de train. Ce train dessert de nombreuses gares intermédiaires.
En conclusion, tout n'est pas encore satisfaisant, mais les progrès sont réels, et pour la première fois on note une certaine volonté de ne pas exclure les clients cyclistes. Il faut néanmoins rester attentifs à divers points:
Le dimanche 16 ami 1999, nous nous sommes retrouvés, place du Nombre d'Or à Antigone, pour une ballade tranquille vers l'Etang du Méjean à Lattes (si proche, si calme, au milieu des flamands roses et des chevaux) et la plage et la cathédrale historique de Maguelone.
Il y avait entre 20 et 30 personnes: c'était l'idéal, car plus de monde aurait posé des problèmes, vue l'étroitesse du chemin. Nous avions d'ailleurs volontairement limité la publicité à propos de cette manifestation.
Le parcours, tranquille, s'est fait facilement, avec quelques jeunes enfants. L'absence totale de voitures permet en effet de leur assurer une bonne sécurité. A Palavas, un pique-nique sur l'herbe pour se restaurer, et pour échanger des idées et des informations. L'occasion également de réparer le pneu creuvé d'un des enfants.
Seules ombres au tableau: un temps changeant au retour et le mauvais état des étangs, asphyxiés par le pouriture des algues qui ne sont plus ramassées comme elles devraient l'etre.
Conclusion: une expérience à recommencer. Simplement, il sera sans doute difficile de trouver toujours un itinéraire aussi tranquille et à l'écart des voitures.
Nous avons toujours été une association militante, dont le but principal est de représenter et de défendre les intérêts des cyclistes urbains, c'est-à-dire ceux qui font du vélo pour leurs déplacements quotidiens, principalement en ville. Ceci n'a pas changé et ne changera pas, mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer de briser la monotonie des réunions du soir, des discussions avec les élus ou les journalistes, des petites manifs de temps en temps.
Nous sommes conscients que l'intense activité de discussion dont nous avons fait preuve ces derniers temps a pu donner l'impression à des adhérents qu'ils étaient un peu oubliés (non, bien sûr!). Par ailleurs, la bonne volonté dont font preuve actuellement la ville de Montpellier et le conseil général rend inappropriées des manifestations comme il y a déjà eu (genre «rien ne se fait pour le vélo, on est en colère!»). Nous n'abandonnons pas les manifs (il y en aura une en juin), mais nous pensons aussi à d'autres activités.
A l'inverse, nous n'avons jamais été une association sportive. Nous ne sommes pas sportifs, et nous ne cherchons pas la performance: pour aller de la maison au bureau, même à vélo, c'est bien inutile! Nous n'avons donc aucune intention de concurrencer les associations de cyclotouristes: nos buts n'ont simplement rien en commun. Nous recherchons d'abord le contact humain, dans le but de se connaitre, ce qui est loin d'être inutile pour une association militante.
Sans doute, il serait malvenu de le regretter: la ville de Montpellier construit des aménagements pour les vélos. Voici un exemple de trottoir partagé (rue de Truel):
Certains d'entre nous sont pourtant gênés par plusieurs points:
Problèmes habituels:
Avantages:
Les opinions sont en général assez catégoriques, en voici un exemples reçu via internet: c'est l'opinion d'un internaute Américain, Paul M. Schimek (Schimek@volpe.dot.gov):
[Les trottoirs] sont pour les pietons, pas pour les cyclistes! Dites non! La chausée est plus vite et plus sûre. La plupart des accidents s'actualisent aux carrefours. Rouler aux trottoirs augmente les accidents que se passent quand une voiture tourne à droite.Un an après les premiers trottoirs partagés, il faut reconnaître le succès de certains d'entre eux, en particulier dans le quartier des facs (rue du docteur Pezet, rue de Truel). Les contre-sens sont plébiscités par les cyclistes et les trottoirs élargis ont apporté une vie qui manquait à ce quartier. Et les voies pour autos sont plus étroites, ce qui limite un peu la vitesse. Même les palmiers (nouvelle obsession de notre maire) n'y trouvent guère d'opposants. Par contre, les autres aménagements de ce type n'apportent pas d'améliorations réelles.
Le Midi-Libre du vendredi 2 avril 1999 a annoncé la terrible nouvelle en ces termes:
Avenue de la Liberté: un garçon de 13 ans tué en traversant à vélo
La police lance un appel à témoinsUn enfant de 13 ans atrouvé la mort hier après midi, sur l'avenue de la Liberté qu'il était en train de traverser à vélo. L'accident est survenu à 15h30 au niveau du Géant Casino. Le garçon a commis la terrible imprudence de traverser la route, et a été percuté par une Renault Laguna bleu foncé.
Très grièvement touché, il a été soigné sur place dans un premier temps par les pompiers qui l'ont ensuite conduit en réanimation à La Peyronie. Il y est décédé quelques minutes plus tard des suites de ses blessures.
Si vous avez été témoin: contactez la police au 04 67 22 78 22.
Peut-on parfois croire à la fatalité? Sans doute, mais pas ici! L'avenue de la Liberté est une voie rapide construite en pleine ville (sur une voie ferrée désaffectée), interdite aux vélos et aux piétons, et très difficile à traverser. Des feux rouges ont été rajoutés récemment suite à un accident mortel avec un piéton. Bref, pour les piétons et les cyclistes, cette avenue est un obstacle quasi-infranchissable.
L'endroit où s'est passé l'accident, à coté du Géant-Casino (ex-Super Monoprix), est souvent un point de passage obligé, à moins de faire un détour assez long (mais souvent préférable néanmoins): ici, la petite rocade formée de la Voie Domicienne, l'avenue de la Recambole, etc..., croise l'avenue de la Liberté. Les cyclistes décidant de passer par la rocade, autorisée aux vélos d'ailleurs, se retrouvent sur une 2×2 voies quasi-autoroutière, qui passe au-dessus de l'avenue de la Liberté, et sous la route de Lodève. L'ensemble avec des bretelles d'échangeurs et en pente, ce qui empeche d'aller à une vitesse assez élevée.
Si l'on essaye d'éviter cette rocade, et de traverser l'avenue de la Liberté à pied (très mauvaise idée!), on se retrouve bloqué au milieu par le séparateur en béton, sans aucun espace de sécurité. C'est donc encore plus dangereux.
Nous avons souvent mentionné cet endroit comme posant un gros problème. La mairie nous demande d'«attendre que l'axe Juvignac-carrefour de la Lyre soit mis à 4 voies par le département». Bref, d'attendre un axe qui posera lui-même bien d'autres problêmes, et n'arrivera de toute façon pas tout de suite!
Ce point est d'ailleurs frappant dans le projet actuel de réseau cyclable de la ville de Montpellier: un réel effort est fait pour arriver à une continuité des itinéraires cyclables, et pour équiper les zones dépourvues de pistes actuellement (en particulier dans la moitié sud de la ville). Or, même sur le papier, on voit immédiatement que l'avenue de la Liberté restera un axe infranchissable à vélo dans les aménagements prévus pour les 4 prochaines années.
Comment faire en attendant un aménagement sécurisé? Evitez tout prix cet endroit en traversant l'avenue de la Liberté plus à l'est, par la rue de la Toullade (orthographe??) qui arrive vers le lycée Mas-de-Tesse, sur l'avenue de Lodève, ou alors nettement plus à l'ouest, où des feux permettent d'aller en sécurité dans le centre de Celleneuve.
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